Développement économique et exportation

Activité minière : ressource abondante, mais peu exploitée

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Près de 3 500 tonnes d’argile alumineuse ont été retirées du gisement d’Orbite Aluminae, situé au nord de Murdochville.

Près de 3 500 tonnes d’argile alumineuse ont été retirées du gisement d’Orbite Aluminae, situé au nord de Murdochville. Photo : Courtoisie

Le sous-sol gaspésien regorge de métaux, mais son exploitation est timide. C’est ce qui ressort du constat qu’en font les différents acteurs du secteur minier.

Depuis les belles années de Mines Gaspé de Murdochville, qui a fermé sa fonderie en 2002, bien peu d’activités minières ont été réalisées sur le territoire de la Gaspésie.

Les rares travaux d’exploration et d’exploitation

Xstrata, qui a acheté la mine de cuivre de Murdochville, a identifié un gisement de ce même minerai au mont Porphyre, à proximité des anciennes installations minières. Mais le défi est de taille. «La ressource est très profonde et est enfouie dans le roc très dur, décrit le directeur des affaires corporatives de Xstrata, Lous-Philippe Gariépy. Ce printemps et cet été, on a foré des trous d’une profondeur de 1,2 km pour extraire des carottes qui sont actuellement sous analyse. Si les résultats sont concluants, les travaux devraient reprendre au printemps.»

Toujours dans ce même secteur, Kimpar Resources, fondée par le prospecteur Vital Arsenault de Bonaventure, qui a vendu 80 % de ses actions à une entreprise de la Saskatchewan, 49 North, fait des travaux d’exploration.

S’il est optimiste pour ce projet, il ne cache pas sa déception par rapport à celui qui a échoué dans le secteur de Pointe-à-la-Croix,  à la suite du retrait de Terra Firma Resources de Vancouver, qu’il avait recrutée afin de trouver de l’uranium. La presque totalité des 125 propriétaires de lots touchés par les titres miniers ont fait connaître leur opposition à la poursuite des travaux.

Depuis plus d’un an, Orbite Aluminae a retiré près de 3 500 tonnes d’argile alumineuse de son gisement situé entre Murdochville et Grande-Vallée. Avec son usine de Cap-Chat et celle qui sera construite dans le secteur de l’Estran, les activités d’Orbite roule rondement. «On estime pouvoir monter jusqu’à 100 employés à Cap-Chat, indique le président et chef de la direction, Richard Boudreault. En 2013, il y aura jusqu’à 400 emplois créés dans le secteur de l’Estran, avec la construction de notre deuxième usine.»

2 commentaires

Danielle Bourdages a écrit le 28 décembre 2011

D'accord avec Bilbo. Dommage qu'on ne puisse pas tweeter les commentaires... ;-)

Bilbo a écrit le 28 décembre 2011

Les facons de faire des promoteurs prometteurs incitent à la plus grande prudence. Toutes les compagnies prétendent avoir trouvé un procédé révolutionnaire secret. A chaque fois, ceux qui soulèvent des questions sont étiquettés comme trouble-fête. Les consultations publiques sont inexistantes, ou arrivent trop tard dans le projet. La Loi sur les Mines donne tellement de pouvoir au détenteur de claim que ceux qui habitent le territoire se voient dépossédés sans recours. Les belles années de Murdochville nous ont laissé un héritage toxique dont on ne finit plus de se débarasser. Maintenant, on nous arrive avec Orbite et ses terres rares.C'est pas une shop de biscuits au chocolat. J'ai entendu parler plein de fois que le procédé est nouveau, mais jamais du type de résidus générés, de la quantité, de la façon de les traiter, des effets potentiels sur la santé, de ce qui va advenir du trou une fois que tout le capital sera dans les poches des actionnaires.Qu'est-ce qui va rester ici? C'est la valse des millions, trois petits tours et puis s'en vont.On nous traite généralement comme les ignorants que l'on espère que l'on soit. Ca rend méfiants.

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