Accès Sages-femmes Baie-des-Chaleurs : une réponse ce printemps

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
L’accès à des sages-femmes pourrait rendre la Baie-de-Chaleurs plus attirante pour les jeunes familles, estime Accès Sages-femmes Baie-des-Chaleurs.

L’accès à des sages-femmes pourrait rendre la Baie-de-Chaleurs plus attirante pour les jeunes familles, estime Accès Sages-femmes Baie-des-Chaleurs. Photo : Accès Sages-femmes Baie-des-Chaleurs

Le groupe Accès Sages-femmes Baie-des-Chaleurs entame un dernier sprint de revendications. Ses membres iront à la rencontre des administrateurs du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Baie-des-Chaleurs le 1er février pour les rallier à leur cause : obtenir les services de sages-femmes.

En mai 2010, Accès Sages-femmes Baie-des-Chaleurs a présenté une pétition de 2000 noms au CSSS. Depuis, l’institution a commandé une étude pour déterminer s’il était possible, opportun et utile d’intégrer des sages-femmes à son équipe de périnatalité.

«Le ministère de la Santé s’est déclaré en faveur de tels services, et la profession de sage-femme est reconnue au plan législatif, reconnaît d’emblée Jean-Philippe Legault, directeur général du CSSS. C’est au plan organisationnel qu’il y a des questions, ajoute-t-il. On a un grand territoire éclaté, et organiser les services en fonction de cela est un défi.»

L’étude sera présentée en mars aux administrateurs du CSSS, qui prendront leur décision par la suite.

Trois sages-femmes à temps partiel

Selon les informations obtenues par GRAFFICI.CA, le scénario envisagé dans l’étude consiste à embaucher trois sages-femmes à temps partiel, basées au centre, à l’extrémité est et à l’extrémité ouest de la Baie-des-Chaleurs. Ces sages-femmes seraient plus près de leurs patientes pour le suivi des grossesses. Elles travailleraient aussi en prévention auprès des familles défavorisées.


Les couples suivis par une sage-femme auraient le choix entre un accouchement à la maison, à l’hôpital de Maria ou dans des locaux aménagés au CLSC de Paspébiac et dans un CLSC de l’ouest (Matapédia ou Pointe-à-la-Croix).

Dernier sprint de revendications

Marie-Josée Racine, porte-parole d’Accès Sages-femmes Baie-des-Chaleurs, a l’impression d’approcher du but, mais estime que la partie n’est pas gagnée. «On sent qu’il y a une réticence de la part de certains médecins et infirmières [de l’hôpital de Maria]. C’est normal, il y a la peur de l’inconnu.»


Toutefois, les désirs des parents doivent primer, juge Mme Racine. Pour s’assurer l’appui des administrateurs du CSSS, des parents membres d’Accès Sages-femmes comptent se présenter à leur réunion du 1er février. «On va faire un résumé de l’étude et leur parler des avantages d’avoir accès à une sage-femme», indique la porte-parole.

Question de sécurité?

Si le service de sage-femme n’est pas offert, «j’ai peur que les parents qui désirent accoucher à la maison le fassent quand même [sans l’aide d’une sage-femme] et que ça crée une pratique non sécuritaire», affirme Mme Racine. Elle connaît trois couples qui ont choisi d’accoucher sans aide à domicile, récemment dans la Baie-des-Chaleurs. «Heureusement, ça s’est bien passé, mais c’est risqué», dit-elle.

Environ 210 accouchements par an se pratiquent à l’hôpital de Maria. Un certain nombre de femmes de la Baie-des-Chaleurs accouchent aussi aux hôpitaux de Campbellton et de Chandler.

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