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30e Festival en chanson : Louis-Philippe Gingras et Marcie se démarquent

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Le chansonneur Louis-Philippe Gingras a remporté six prix, dont celui de l’enregistrement studio Sirius XM, assorti d’une bourse de 10 000 $, qui lui permettra d’enregistrer son premier album.

Le chansonneur Louis-Philippe Gingras a remporté six prix, dont celui de l’enregistrement studio Sirius XM, assorti d’une bourse de 10 000 $, qui lui permettra d’enregistrer son premier album. Photo : Johanne Fournier

En marge de son 30e anniversaire, le Festival en chanson de Petite-Vallée a présenté une cuvée de chansonneurs aux styles plutôt éclectiques. Parmi eux, Louis-Philippe Gingras et Marcie sont repartis avec 11 des 23 bourses et prix.

Le 30e Festival, qui a pris fin tard lundi soir, après un spectacle en hommage au passeur Michel Fugain, était placé sous le thème «C’est la fête!», du titre d’une chanson du répertoire de l’auteur-compositeur-interprète venu de la France. Celui-ci était assisté, pendant toute la durée de l’événement qui s’est échelonné du 24 juin au 2 juillet, de Catherine Major au titre de muse.

Les lauréats

Le chansonneur Louis-Philippe Gingras, l’un des trois artistes sélectionnés provenant de l’Abitibi, a été couronné de la plus importante récompense, soit le Prix de l’enregistrement studio Sirius XM, assorti d’une bourse de 10 000 $ qui lui permettra d’enregistrer son premier album. D’un naturel désinvolte et avec des compositions souvent teintées de dérision, l’artiste émergent a su conquérir la sympathie du jury qui lui a décerné cinq autres prix et bourses.

Tout en finesse et d’une fraîcheur exceptionnelle, Marcie a suscité l’attachement du public et attiré l’attention du jury qui lui a remis cinq prix et bourses.

D’autres participants, parmi la dizaine que comptait cette cuvée 2012, sont aussi ressortis du lot. Félix-Antoine Couturier, Pierre Alexandre et Tina-Ève Provost sont chacun repartis avec deux prix.

Rétrospective

Le directeur artistique de l’événement, Alan Côté, dresse un bilan éloquent de cette 30e édition. Au sortir du dernier spectacle, il prévoyait déjà, à vue de nez, une augmentation de l’achalandage du quart. Selon lui, plus de 10 000 visiteurs ont franchi les guichets des divers lieux de diffusion.

Il avait aussi que de bons mots à l’égard de Michel Fugain. «Notre passeur était généreux envers nous et le public, a-t-il commenté. Avec sa femme, ils se sont mêlés à la population.» Alan Côté n’a pu non plus s’empêcher de souligner l’un de ses bons coups, soit celui d’avoir réussi à réunir, sur une même scène, les douze artistes du spectacle «Douze hommes rapaillés». Déjà présenté lors du Festival d’été de Québec, des Francofolies de Montréal et du Festival de chanson de Tadoussac, la prestation en hommage au poète Gaston Miron ne s’était jamais tenue dans l’Est-du-Québec.

Parmi les douze artisans de la chanson, on y retrouvait Michel Rivard, Daniel Lavoie, Richard Séguin et Pierre Flynn. «Ça a été un temps fort, une grand-messe, un grand rassemblement, a qualifié le directeur artistique du Festival. C’était la totale!» Un millier de spectateurs ont assisté à ce moment unique en l’église de Cloridorme.

De son côté, le passeur était enchanté de sa participation au Festival, même s’il a admis avoir mis du temps à comprendre son rôle de passeur. «J’ai nagé dans le bonheur pendant dix jours, a souligné l’auteur de la chanson « Bravo, monsieur le monde», qui n’avait jamais mis les pieds à l’est de Matane en 40 ans de visite au Québec. C’est magnifique, rarissime et inexistant chez nous. C’est vraiment une surprise de tous les instants!»

Même s’il a indiqué ne pas être à l’aise avec les hommages, Michel Fugain s’est dit très touché par le spectacle de la Petite École en chanson, qui s’est tenu devant mille auditeurs à l’église de Cloridorme. Quelque 350 enfants ont livré des chansons de son répertoire. «Ça fait pleurer, a décrit le passeur. On a braillé, Catherine Major et moi. C’est irrésistible, des mômes qui chantent avec toute l’innocence possible et inimaginable!»

Les choristes provenaient de 29 écoles de la Gaspésie et, pour la première fois, de Rimouski et de la France. «C’était immensément grand et beau, à l’image de ce passeur-là, a commenté la chef de chœur, Danielle Vaillancourt. Les voix étaient larges, belles et rondes.»

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