2000 personnes marchent contre la réforme de l’assurance-emploi

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Quelque 2000 personnes ont pris d’assaut le pont de Campbellton pour manifester contre la réforme de l’assurance-emploi. Le pont a dû être fermé à la circulation pendant plus d’une heure.

Quelque 2000 personnes ont pris d’assaut le pont de Campbellton pour manifester contre la réforme de l’assurance-emploi. Le pont a dû être fermé à la circulation pendant plus d’une heure. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Quelque 2000 personnes du Québec et du Nouveau-Brunswick ont manifesté contre la réforme de l’assurance-emploi samedi à Pointe-à-la-Croix et à Campbellton. 

«Cette réforme n’a aucun sens. Ici en Gaspésie et au Nouveau-Brunswick, notre industrie est saisonnière. [ …] Si on s’attaque à nos travailleurs, on s’attaque à l’économie de nos régions. [ …] Les travailleurs saisonniers spécialisés vont quitter la région et ça va déstructurer l’industrie saisonnière. [Le] gouvernement ne comprend rien, est intégriste et pense juste à l’Ouest du pays. Il faut que ça arrête. C’est pour ça que nous sommes ici aujourd’hui», a lancé d’entrée de jeu le président de la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles, Bertrand Berger, devant des centaines de manifestants réunis à Pointe-à-la-Croix, avant le début de la marche.   

Une rencontre «symbolique»

Vers 11h00, les gens réunis ont débuté la marche en direction du pont J-C Van Horne pour aller rejoindre d’autres manifestants du Nouveau-Brunswick. Quelques minutes plus tard, alors que le slogan «on lâche pas» se faisait entendre, les manifestants québécois ont rencontré ceux de la province voisine, au milieu du pont qui relie les deux provinces.   

«C’est symbolique», a lancé l’un des organisateurs de l’événement, le député néo-démocrate de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone. «La réalité du travail saisonnier en Gaspésie et au Nouveau-Brunswick est la même. C’est important que les gens des deux bords puissent se prononcer. Ensemble, nous pouvons crier beaucoup plus fort et avoir plus d’impact», s’est-il exclamé.  

Les manifestants ont traversé le pont J-C Van Horne. 

Rappelons que la réforme de l’assurance-emploi prévoit qu’un certain nombre de chômeurs, «les prestataires fréquents», pourraient être contraints d’accepter des emplois moins bien rémunérés et dont le lieu se trouve à moins d’une heure de déplacement.

Le prestataire fréquent pourrait par ailleurs se voir offrir n’importe quel travail pour lequel il est qualifié à 70% de son salaire horaire antérieur.

Selon les nouvelles dispositions, un chômeur est considéré comme un «prestataire fréquent» lorsqu’il a présenté trois demandes ou plus au cours des cinq dernières années et qu’il a bénéficié de 60 semaines de prestations durant cette même période. Une bonne majorité des travailleurs saisonniers entrent donc dans cette catégorie.

Outre M. Toone, trois députés néo-démocrates, Yvon Godin d’Acadie-Bathurst, Guy Caron de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques et François Lapointe de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup ont participé à la marche. Des représentants des communautés autochtones étaient également présents.

«Les peuples se rencontrent aujourd’hui, les Québécois, les Acadiens les autochtones et les anglophones disent au gouvernement que sa réforme est injuste et qu’on ne l’acceptera pas. On va se battre jusqu’au bout», a affirmé vigoureusement le député d’Acadie-Bathurst, Yvon Godin, qui estime que la pression populaire pourra faire reculer le gouvernement Harper.

La marche s'est poursuivie dans les rues de Campbellton. 

Après leur rencontre au milieu du pont, les manifestants ont marché dans les rues du centre-ville de Campbellton en direction de la Place du saumon, où plusieurs élus et représentants de différents groupes ont pris la parole, devant une foule survoltée.

Le chef de la communauté de Listuguj, Dean Vicaire, a tenu à souligner que sa population appuie la démarche contre la réforme de l’assurance-emploi. «Je sais que les gens [de la Gaspésie et du Nouveau-Brunswick] sont des travailleurs acharnés. Ils veulent juste une chance. Cette réforme sera dévastatrice pour nous. Assez est assez», a-t-il déclaré.

Une dizaine d'intervenants, dont des élus, ont pris la parole devant une foule survoltée. 

Le député néo-démocrate Yvon Godin a été le dernier à prononcer un discours. «Stephen Harper, tu ne pourras jamais détruire notre peuple. Nous, les Acadiens, avons été déportés une fois, mais nous ne serons pas déportés une deuxième fois», a-t-il fulminé, ce qui lui a valu des applaudissements.

Outre des élus fédéraux et municipaux, des représentants syndicaux ainsi que des groupes de défense des chômeurs ont pris part à la manifestation. Plus de 25 autobus en provenance de la Gaspésie, du Bas-St-Laurent et du Nouveau-Brunswick ont été nolisés pour transporter des gens, qui sont venus d’aussi loin que de La Pocatière.

D'autres manifestations ont eu lieu ailleurs, notamment à Thetford Mines, en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard.


15 commentaires

Gaston Poirier a écrit le 5 novembre 2012

@Beaulieu et @Paul : De un, désolé si mon ton direct peut en vexer certain... Chu fait de même! De deux, pour les solutions, je les ai écrites noir sur blanc à plusieurs reprises : peut-être que j'écris trop et que vous ne vous rendez pas jusque là dans mes textes... Et @Paul : j'ai terriblement hâte que les gestionnaires de ce site vous demande ce que plusieurs blogueurs (dont moi) vous demandent depuis longtemps : identifiez-vous avec votre prénom et votre nom de famille - ça va rehausser votre crédibilité! À bon entendeur, salut!

P.A. Beaulieu a écrit le 3 novembre 2012

@Gaston Poirier Je crois savoir faire preuve de plus de respect que vous dans la discussion jusqu'à maintenant. À vous lire, je crois saisir que vous faites preuve de mépris à l'endroit des gens qui ne penchent pas dans votre sens, en interprétant des mots de ma part comme s'ils signifiaient "profiteur" même si cela n'a jamais été le moindrement mon intention. Je lis les termes peu élogieux que vous utilisez envers Harper ("HarPEUR") de même que ceux dont vous usez envers d'autres blogueurs et je crois constater que cela en dit long sur ce que vous êtes et ce que vous pensez. Qu'en est-il des solutions que vous préconisez maintenant? J'aimerais bien voir des gens de votre genre mettre toutes les économies de leur vie dans une entreprise désireuse d'engager des Gaspésiens prêts à travailler durant la "saison basse", en pêche, en tourisme ou dans un autre domaine saisonnier, dans un contexte où le chômage est plus facile d'accès comme ç'a été le cas jusqu'à tout récemment.

Gaston Poirier a écrit le 2 novembre 2012

M. Bouchard : vous avez entièrement raison! Excellent commentaire! M. Beaulieu, je sors des extraits de vos propos que j'avoue avoir interprété avec le mot "profiteur". Vous dites : "gens qui ont pendant des années abusé du système" ; "gens qui ont collé au chômage alors qu'ils avaient la possibilité de travailler" ; "culte de la dépendance". Trois expressions dans le même texte qui dont des synonymes de "profiteurs"... Et c'est contre ces expressions réductrices et accusatrices que je m'insurgeais. Capiche? Et quand vous me demandez quelles sont mes solutions (d'ailleurs, où sont les vôtres, vos solutions? (et je veux des solutions durables svp!)), j'en ai écrites plus bas, si vous prenez la peine de les lire (30 oct + 31 oct)... Je parlais de création d'emplois hivernaux pour les travailleurs d'usines de poissons, de poursuite du développement éolien (viser marchés internationaux), de diversification des pêches, de tourisme hivernal, etc... et j'ajouterais même des projets miniers, s'ils sont faits proprement et en consensus avec la population, et si l'on peut y inclure les vrais grosses bonnes jobs reliées aux mines, soit la 2e-3e-4e transformations! Là, on commencerait à parler de vrai développement, durable, long terme, payant, bon pour le monde et pas trop mauvais pour l'environnement, etc... et surtout, sans sacrifier notre dignité et notre qualité de vie. Qu'est-ce que les gens (surtout les jeunes) recherchent prioritairement en Gaspésie? La qualité de vie : élément à ne pas oublier dans le cadre de tout développement. Et, pour conclure avec un retour sur le vif du sujet : d'ici à ce qu'on ait réussi à la développer, notre Gaspésie, il nous faut un filet social pour retenir nos travailleurs, et ce filet social-là, il s'appelle l'assurance-emploi : sinon, il reste le B.S.... et ça, on ne se le souhaite pas, personne... À bon entendeur (ou à bon lecteur!)!! Gaston

P.A. Beaulieu a écrit le 1 novembre 2012

@Gaston Poirier Vous écrivez à mon sujet : "Vous faites le même raisonnement en accusant d'abord "les Gaspésiens" d'être des profiteurs," Ah oui? Citez moi l'extrait précis de mes interventions où j'écris cela... Je répète aussi ma question à votre endroit : "Quelle solution de développement durable préconisez-vous alors pour sortir la région de ce cycle travail saisonnier/chômage?" Avez-vous une réponse valable à ladite question?

Daniel Bouchard a écrit le 1 novembre 2012

Le travail saisonnier n'est pas un problème Gaspésien, il est pan-canadien. La caisse de l'assurance emploi, bien que gérée par le fédéral, appartient aux employeurs et aux travailleurs. Eux seuls, contribuent à cette caisse, pourtant le fédéral ne s'est jamais gêné pour la dilapider. Des détournement de plusieurs milliards pour renflouer leur propre mauvaise gestion des finances publiques. Quelle entreprise, n'utilise pas du personnel saisonnier? Les minières, les pétrolières, la construction, Bombardier Ubisoft, les centres touristiques tel que Tremblant, le Massif, les grands hôtels et centres de congrès. Aucune de ces entreprises n'aiment être obligé de former un nouvel employé. Ils sont bien heureux d'utiliser leur liste de rappel de personnel saisonnier d'expérience. Cette réforme est mauvaise pour tous, employeurs autant qu'employés. Naturellement on peu aussi avoir une vision simpliste de la chose,

Gaston Poirier a écrit le 1 novembre 2012

M. Beaulieu : il y aura toujours des profiteurs, comme il y aura toujours des bandits. On met toujours l'emphase sur les 2-3 crottés qui pourrissent notre vie, que ce soit en politique ou dans l'ingénierie ou dans le chômage. Sur les, quoi, environ 7000 élus municipaux du Québec, quel pourcentage sont des bandits? 0,2%, 0,5%, voire 1% dans le pire des scénarios? Les 99% ou 99,5% de corrects, eux, on les salit par la bande en les incluant dans le groupe des minoritaires. Vous faites le même raisonnement en accusant d'abord "les Gaspésiens" d'être des profiteurs, puis en vous ravisant et en disant qu'il y a "des profiteurs". Vrai qu'il y en a, je n'en doute pas... comme il y en a qui profitent de la CSST, de la SAAQ, de leurs assurances privées, de leur voisin, ou de leurs employés. Y a des profiteurs partout, mais heureusement, c'est une minorité de gens qui sont des profiteurs... dans le chômage comme ailleurs. Donc, arrêtons de généraliser, car en généralisant, on vient pénaliser les gens qui ont sérieusement besoin de ces régimes. Et les pénalisés, ce sont bien souvent les moins bien nantis (financièrement, éducativement et/ou socialement) de notre société : arrêtons de fesser sur les plus faibles. Y coûtent moins cher à la société que les grosses compagnies qui cachent leur argent dans les paradis fiscaux, ça c'est garanti! Ouf, désolé, j'ai dévié du sujet principal... mais quand même! Merci!

P.A. Beaulieu a écrit le 31 octobre 2012

@Gaston Poirier Quelle solution de développement durable préconisez-vous alors pour sortir la région de ce cycle travail saisonnier/chômage? Vous croyez vraiment qu'il n'y a pas en Gaspésie des gens qui chignent présentement parce qu'ils ont abusé du système pendant des années et qu'il n'y a pas de politiciens qui sautent sur des occasions du genre pour s'acheter du capital politique au détriment des contribuables qui font les frais de tout cela?

Gaston Poirier a écrit le 31 octobre 2012

Messieurs Beaulieu et Pelletier : c'est toujours facile d'accuser le peuple devant des années de laxisme gouvernemental. Si vous êtes aveuglés par votre idéologie de droite, un aveuglement qui fait en sorte que vous ne voyez pas les fondements de l'économie gaspésienne... tant pis. Je ne récrirai pas tout ce que j'ai écrit à date, mais qui se résume ainsi : on ne pêche pas l'hiver, on ne peut pas sortir du bois à l'année longue, et le tourisme hivernal ne fonctionne pas bien (du moins, pas encore). Traitez les Gaspésiens de lâches si ça vous tente, mais sachez que c'est pas tout le monde qui a la chance d'avoir une job à l'année par icitte, parce que depuis la colonisation de la Gaspésie, les bases de notre économie sont saisonnières. On s'active à les changer (ex. : industrie éolienne (usines), centres d'appels, etc.), mais c'est pas suffisant. D'ailleurs, ton travailleur d'usine de poisson, quand il tombe au chômage, pourra pas aller travailler dans un centre d'appel, pis revenir à l'usine par après : l'employeur du centre d'appel endurera pas ça, certain : y va lui dire : fais un choix! Et si tout le monde choisit de travailler dans l'éolien ou le centre d'appel, y aura pu personne pour transformer nos produits marins : et ce sont les riches de droite qui vont brailler parce qu'ils n'auront plus de homard ou de crabe à se mettre sous la dent! Merci...

P.A. Beaulieu a écrit le 30 octobre 2012

C'est plate, très plate même, que nous en soyons rendus à ce point. Toutefois, avant de jeter tout le blâme sur le gouvernement Harper, nous devrions nous demander sérieusement le pourquoi des choses. Sans dire ici que c'est le cas de tous les chômeurs, demandez-vous si la situation n'a-t-elle pas été provoquée, ne serait-ce qu'en partie, par des gens qui ont pendant des années abusé du système, des gens qui ont collé au chômage alors qu'ils avaient la possibilité de travailler encore mais qui, parce que "leurs timbres étaient faits", préféraient demeurer à la maison. Le système était peut-être trop généreux, trop permissif, et celui-ci a créé un "culte de la dépendance" dont nous devons hélas aujourd'hui faire les frais.

Gaston Poirier a écrit le 29 octobre 2012

Il est fâché le monsieur Pelletier! Et je me demande bien c'est qui le clown qui dit des clowneries sur les pages de ce journal virtuel! Vous avez de belles solutions pour enrayer le chômage Monsieur Pelleiter, mais je vous préviens, le jour où les emplois saisonniers dans les pêches vont disparaitre comme votre ami harper le souhaite, vous allez vous ennuyer de votre homard pis de votre crabe, à la table de vos amis capitalistes! Car si on enlève les travailleurs saisonniers, on enlève les usines de pêche et les bateaux de pêche, donc on enlève votre bon homard et votre crabe, votre poisson frais, etc... On n'est pas sortis du bois, les amis! Oui à la diversification économique de la Gaspésie! Oui au fait de prolonger la saison de travail des travailleurs traditionnellement saisonniers (via des jobs exclusivement hivernales, par exemple)! Et en attendant, NON à la phase 3 du saccage de l'assurance-emploi!

Raynald Blais a écrit le 29 octobre 2012

J'étais présent sur le pont et j'ai fait le voyage en autobus avec départ de Chandler à 7 heures le matin et retour vers 16 heures. La gang qui partait de Rivière-au-renard est parti vers 5 heures le matin et est revenu vers 18 heures. J'ai vu et entendu des femmes et des hommes fiers et travailleurs. Ils sont aussi en colère et refusent de démissionner et d'abdiquer devant un système qui leur convient de moins en moins et qui aura des impacts négatifs importants pour ces gens et pour les communautés. Assurément il y aura moins d'argent qui transitera par l'assurance-chômage et beaucoup de monde risque d'être obligé de quitter la région. Cette nouvelle réalité se réalisera petit à petit mais de façon inexorable. Ces gens-là appuyés par d'autres ont décidé de se lever debout et d'affirmer haut et fort leurs besoins même si certaines personnes pensent, disent et écrivent que le système est vicié. J'ai toujours combattu les injustices et le nouveau système d'assurance-chômage est une injustice. Les changements ne visent qu'à coincer les chômeurs, à faire des économies sur le dos des chômeurs et des régions et l'exode risque de s'accélérer. Ce qui s'est passé samedi sur le pont interprovincial c'est peut-être le début de quelque chose qui permettra de freiner les mauvais changements au régime d'assurance-chômage et d'améliorer le sort des gens qui occupent un travail saisonnier et de tous ceux qui font affaire avec l'assurance-chômage. Il y aura d'autres rendez-vous de mobilisation et d'affirmation. Il en tient qu'à nous d'améliorer le système, sinon nous risquons d'être divisés et de laisser le soin à d'autres de définir l'avenir de nos régions.

Lénie Lacasse a écrit le 29 octobre 2012

Non, ce n'est pas un bon changement que le fédéral apporte. Si le fédéral voulait vraiment contribuer à la vitalité économique de notre région, il aurait tenu ses engagements quant au projet présenté (et recommandé) à DEC Canada. Il adopterait également un esprit d'ouverture et travaillerait en collaboration avec les intervenants économiques locaux afin de trouver des solutions gagnantes pour les employeurs et les chômeurs. Il s'agit ici d'une décision unilatérale, sans avantage pour la très grande majorité de ceux-ci. Nous contribuons tous à la caisse d'assurance-emploi, que nous travaillons 20 ou 52 semaines par année et nous devrions pouvoir bénéficier de ce SERVICE lorsque nous en avons besoin. En passant, pour le fidèle disciple de M. Harper, passé de mécanicien à serveur chez McDo, ça ne constitue pas une occasion de développer une nouvelle carrière. God save the queen!

c cyr a écrit le 29 octobre 2012

Bonjour mon cher monsieur PELLETIER je me demande dans quelle région habiter vous!! et quel genre d'emploi avez vous ou aviez vous?pour pensé ainsi. Quand la saison commence ici m.PELLETIER les travailleurs (euses) sont très content de commencer à travailler et quans tu est payé au 15 jours et tu attend 3 semaines pour avoir ta 1ere paye tu trouve sa pas mal long et qu'ils savent très bien qu'ils leurs reste juste 3 payes pleine à avoir , quand je dit pleine c'est des semaine de 40heures et +, ils disent on commence juste à se mettre à jour dans nos paiements et essayer de gâter les enfants ( vélos ou autres), cela est dans les usines de crabe. Quand la transformation du homard à commencer à être prolongé de 14 semaine à 24 semaines les gens d'ici on été très heureux de cette perspective, vous savez peut-être pas m.Pelletier que les citoyens de notre belle Gaspésie est très heureux d'habités dans un coin de pays aussi formidable, quand tu a toute ta famille ici, aussi une qualité de vie extraordinaire,t'a ta maison et de jeunes enfants de 3, 6 ,12, 15 ans peut importe voudriez vous m.Pelletier vous aller travaillé à environ 2h à 2heure ½ de la maison à un salaire minimum, par la suite si tu quitte cette emploi pour retourner dans l'usine ou bien dans la pêche quand la saison va débuté, tu va avoir des problémes,des pénalités parceque tu quitte un emploi à l'année pour un emploi saisonnier, comme disait monsieur Poirier qui va vous le pêcher ou le transformer, savez vous que une personne de Matane c'est fait offrir un emploi moins rénumeré à Baie commeau 1 et demi de heure de chez lui, il faut qu'il défrait le coût du traversier aller retour prés de 50$ dollard par jour à part de son essence et son lunch et pour un salaire de 12.25$ de l'heure, es-ce normale sa tu du bon sens, MON CHER M.PELLETIER FAITE UN eveil de prise de conscience, eveiller un état permanent de lucidité et encourager des actions motivés par la prudence et la sagesse en pensant à nos gens d'ici....

Gilles Thibodeau a écrit le 29 octobre 2012

@Gaston Poirier Bonjour Monsieur . Moi je vous appuie 100% et je comprends très bien votre frustration et votre colère , en ce qui concerne M. Pelletier ce n'est qu'un provocateur qui écrit pour écrire et surtout pour que quelqu'un lui répondre . Vive les U.S.A , vive Harper , par contre avez - vous pensé à vivre le Québec Libre , de cette façon votre argent restera chez vous et c'est vous qui prendrez vos décisions? Un jour vous aurez encore la chance d'y penser (3e) alors ...

Gaston Poirier a écrit le 28 octobre 2012

Tiens, l'Honorable M. Pelletier, représentant de Harper et de Sa Majesté la Reine! Encore une intervention magistralement démoniaque et méprisante pour les centaines de Gaspésiennes et Gaspésiens qui travaillent de façon saisonnière!! Sérieusement, si vous connaissez les régions comme la Gaspésie, vous devez savoir que c'est mission quasi-impossible de se trouver une job l'hiver, icitte. Les créneaux traditionnels de notre industrie sont SAISONNIERS! Essayez d'aller pêcher en février! Essayez d'aller bûcher en mars! Gardez les commerces estivaux ouverts à l'année et tout le monde se dirigera directement vers la faillite, cibole!! Y a 2 poignées de touristes l'hiver icitte! La Gaspésie, elle roule de mai à octobre! Ou ben, autre solution, prenons nos travailleurs d'usine et sacrons-les dans le nord! Sauf que votre poisson frais et votre délicieux homard et crabe, vous vous en passerez l'été prochain, Monsieur! Y aura pu personne pour vous le pêcher, pour vous le préparer, pis pour vous le servir!!! Je chiâle, aujourd'hui, mais j'ai aussi des solutions pour sauver la chèvre et le chou : créer des emplois saisonniers d'hiver pour nos travailleurs saisonniers d'été : développer sérieusement le tourisme hivernal (se servir un peu plus de la TDLG comme levier, par exemple!), etc... Un peu de bonne volonté et on va y arriver! Bref, entre la théorie promiue par Pelletier-Harper et la réalité, il y a une maudite marge, pis c'est à cause de cette marge-là qu'on est en cibole après le gouvernement Harpeur qui arrête pas de couper les plus pauvres, de couper dans les régions démunies, pour donner tout ce qu'il peut à sa gang de l'ouest pis à ses pauvres banques et pétrolières : on vide les pauvres pis on engraisse les riches! Vive les USA! Vive harper! Le bras de vitesse sur le reculons, les 2 mains sur le volant, les yeux rivés sur le rétroviseur, pis la pédale à gaz au fond! C'est pas grave que le gaz coûte cher, mes amis milionnaires travaillent dans le pétrole!!!

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