Tourisme, Agriculture, pêcheries et alimentation

16 M$ pour réaménager Rivière-au-Renard

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Le plan vise à mettre en valeur les atouts de Rivière-au-Renard, un important port de débarquement, surtout pour la crevette.

Le plan vise à mettre en valeur les atouts de Rivière-au-Renard, un important port de débarquement, surtout pour la crevette. Photo : Geneviève Gélinas

RIVIÈRE-AU-RENARD – Rivière-au-Renard souhaite être à la hauteur de son titre de capitale québécoise des pêches grâce à un projet de réaménagement du village de 16 M$. Le but : intercepter 50 000 touristes par an dans la localité de 3000 habitants.

Le projet toucherait tout le centre du village avec la construction de bâtiments, de promenades, de places publiques, de stationnements et d’une piste cyclable.

Le plan inclut un économusée des pêches où les touristes pourraient goûter aux produits de la mer et toucher des organismes marins dans des viviers et des aquariums. Des bateaux de pêche seraient exposés à l’extérieur du bâtiment.

Une promenade serait construite en bord de mer et agrémentée de places publiques. Les visiteurs pourraient traverser sur un trottoir de bois le marais qui occupe le cœur du village. Le plan vise également à faire interagir les touristes et les pêcheurs qui s’activent sur les quais, ainsi qu’à améliorer la qualité de vie des résidents.

Plusieurs atouts

La Corporation de développement de Rivière-au-Renard a commandé ce plan de réaménagement. Selon l’un des administrateurs, Jacques Dufresne, le village compte déjà plusieurs atouts : « Nous avons des quais, des usines de pêche, des routes [refaites à neuf]. Environ 130 bateaux partent pêcher d’ici et y débarquent leurs prises. » Le village compte plusieurs bâtiments historiques dédiés aux pêches ainsi que le Moulin des Plourde, une ancienne scierie.

« On arrête entre 2000 et 3000 touristes par été, estime M. Dufresne. On espère en arrêter 50 000 une fois le plan complété. Ça créerait des retombées de 10 millions de dollars pour Rivière-au-Renard. »

La municipalité maître d’œuvre

« C’est un plan ambitieux, mais réaliste, qui pourrait se réaliser d’ici huit à dix ans. On l’endosse entièrement, déclare le maire de Gaspé [dont fait partie Rivière-au-Renard], Daniel Côté. Rivière-au-Renard est la capitale des pêches du Québec, poursuit-il, mais il n’y a pas eu grand-chose de fait jusqu’ici pour lui donner une réelle apparence de capitale. »

La Ville se lancera dans la recherche de financement au cours des prochains mois. « On espère obtenir au moins 85 % de financement de la part de Québec et d’Ottawa », dit Daniel Côté. La municipalité superviserait les travaux, serait propriétaire des infrastructures et les entretiendrait. Leur gestion serait toutefois confiée à un organisme du milieu.

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