Politique

100 jours au pouvoir pour les nouveaux maires gaspésiens

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
La multitude de comités sur lesquels le maire de Gaspé a surpris le nouvel élu Daniel Côté.

La multitude de comités sur lesquels le maire de Gaspé a surpris le nouvel élu Daniel Côté. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – La complexité de la tâche d'un maire est le principal élément que retiennent les nouveaux maires élus le 3 novembre dernier alors qu'ils ont franchi le cap des 100 jours de pouvoir la semaine dernière.

Daniel Côté est devenu maire de Gaspé après avoir été coordonnateur municipal sous l'administration Roussy durant quatre années.

Il connaissait bien la machine administrative pour l'avoir vue de l'intérieur, mais un fait l'a surpris : « La multitude de comités, de régies ou d'organismes sur lesquels on doit siéger, souligne M. Côté. C'est beaucoup de choses à apprivoiser. »

Il ajoute que souvent, il était au courant des grandes lignes de ces dossiers « mais lorsqu'on arrive dans les détails techniques, il faut faire un gros travail d'appropriation des dossiers ».

Le maire de Gaspé calcule faire partie d'une douzaine de comités de la Ville, en plus de présider la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

« L'impact budgétaire des coupures gouvernementales de 1,1 million de dollars. Ça, on ne l'a pas vu venir », avance M. Côté lorsqu'on lui demande une déception depuis la prise de pouvoir.

Revoir la date des élections

Le maire de Percé, André Boudreau, estime que les élections municipales devraient se tenir à un autre moment que novembre alors que les élus doivent composer rapidement avec un budget à déposer.

« Je ne haïrais pas ça avoir un budget plus tard quand on est élu. Tout le monde au conseil était nouveau. C'est peut-être un peu vite en début de mandat », indique M. Boudreau.

L'équipe « professionnelle » de l'administration municipale l'a aidé à bien planifier le budget 2014.

« On a passé au travers, mais ça demande beaucoup », ajoute-t-il.

L'ampleur de la tâche de maire l'a surpris : « C'est sûr que tu peux venir simplement signer les chèques à la Ville, mais moi, j'ai l'impression de faire un temps plein et même un peu plus », lance M. Boudreau.

« J'aime ça. Je me sens chez moi là-dedans. »

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