Politique, Agriculture, pêcheries et alimentation

1,3 M$ pour le développement agroalimentaire

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Le ministre responsable de la Gaspésie, Gaétan Lelièvre, son collègue de l'Agriculture, François Gendron et le député de Bonaventure, Sylvain Roy, croient que la région saura tirer profit du nouveau programme.

Le ministre responsable de la Gaspésie, Gaétan Lelièvre, son collègue de l'Agriculture, François Gendron et le député de Bonaventure, Sylvain Roy, croient que la région saura tirer profit du nouveau programme. Photo : Gilles Gagné

NEW RICHMOND – Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, François Gendron, reconduit le Programme de développement du secteur agroalimentaire de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, un peu plus de trois ans après l’échéance du programme précédent.

Il a fait l’annonce mardi à New Richmond et insistant sur le caractère original du nouveau programme, dont les axes reposent sur les initiatives collectives, le développement de la transformation alimentaire, le soutien de l’amélioration des sols, l’appui à l’établissement de la relève agricole, l’amélioration des compétences et le soutien des nouveaux modèles d’entreprise.
 
Le programme est doté d’une enveloppe de 450 000 $ par an, pour un total de 1 350 000 $ au cours des trois prochaines années. Si la somme annuelle est inférieure à celle du précédent programme, qui bénéficiait d’une enveloppe annuelle de 1 million $, le ministre Gendron a vite précisé que « sept-huit programmes nationaux » avec des enveloppes régionales ajouteraient 1 million $ aux 450 000 $ courants, pour propulser le montant consacré à la Gaspésie et aux Îles à 1 350 000 $ annuellement.
 
Le ministre Gendron a notamment justifié cet investissement par le fait que le premier programme avait donné de bons résultats, et parce que le secteur bioalimentaire « est en croissance au Québec, pour la transformation, et pour les exportations. Je suis allé en Chine récemment et nos produits sont en demande là-bas, parce qu’ils sont de qualité (…) Il n’y a pas de problème de marché pour les produits du Québec », dit le ministre.
 
M. Gendron a aussi rappelé que la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine pouvaient jouer un rôle important dans sa politique de souveraineté alimentaire.
 
De façon générale, trois priorités d’action supportent le nouveau programme, en l’occurrence l’amélioration de la rentabilité et de la pérennité des entreprises, l’occupation du territoire et l’établissement de la relève.
 
« On n’en parle pas assez, de l’agriculture dans la région. Est-ce à cause des pêches? » a pour sa part demandé le ministre régional et ministre délégué aux Régions, Gaétan Lelièvre, avant de rappeler que les retombées de l’agriculture s’établissent à 28 millions $ annuellement en Gaspésie et aux Îles, et que près de 300 entreprises y évoluent directement ou indirectement.
 
Le Programme régional de développement de l’agroalimentaire couvrant la période de 2006 à 2010, doté d’une enveloppe dépassant légèrement 3 millions $, avait mené à l’approbation de 138 projets, qui avaient entraîné des investissements de 19,4 millions $.

Deux ministères, celui de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, puis celui des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, de même que la Conférence régionale des élus, ont uni leurs efforts pour assurer ce financement du nouveau programme.

1 commentaire

Marc-André St-Pierre a écrit le 26 février 2014

Le PQ se promène allègrement du côté sud de la Gaspésie, comme le gouvernement précédent. Pas un seul petit morceau de mouche ou de vermisseau pour la Haute-Gaspésie qui, décidément, semble disparue des radars à Québec. // - Dommage, vraiment dommage.

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