Revenir à la maison, revenir aux sources …

28 février 2012 2 commentaires

Je suis de retour cette semaine après un (trop) court séjour à Montréal, de retour en Gaspésie où j’ai pu constater plusieurs choses. J’ai constaté notamment que la Gaspésie nous rapproche drôlement de la nature, une nature qui ne semble plus avoir sa place dans les grandes villes. En entrevue à la radio, un jeune qui a fait le choix de venir vivre en région parle de l’horizon. Pour regarder le ciel à Montréal, dit-il, il faut lever la tête, et se faire mal au cou. En Gaspésie, du moins du côté sud, nous avons l’eau, la mer, l’horizon où se lève chaque jour le soleil. Je suis d’accord avec lui, cette perspective change complètement notre relation avec la nature.

En fouinant les tablettes d’une librairie de la grande ville, j’ai eu l’agréable surprise de trouver un petit bijou de la cuisine gaspésienne. Un livre, poétiquement intitulé « Quand les bateaux reviennent… recettes typiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ». Il s’agit en effet d’un recueil de recettes fait par madame Charles Gagné (en fait, elle avait probablement un nom propre, mais à cette époque, madame prenait souvent le nom de monsieur une fois mariée!) qui date de 1973.

C’est un véritable voyage dans le temps, dans la parlure et dans les parfums gaspésiens. Le livre nous fait découvrir beaucoup de recettes de grand-mères, de préparations traditionnelles de la péninsule, de Cap-Chat jusqu’à Caplan. Gabine aux framboises, pain au lard, morue, saumon ou épaule de chevreuil farcie, tout y passe.  Il y a même une recette de mayonnaise sans huile….et sans œufs! Selon l’auteure, cette recette à base  de lait condensé, de vinaigre et de moutarde « vous rappellera la mayonnaise cuite de votre mère ».

Quand les bateaux reviennent ...

Quand les bateaux reviennent, ils apportent souvent avec eux le fruit du travail des pêcheurs, le gagne-pain, mais aussi la tradition. Quand les bateaux reviennent, ils permettent aux marins de retrouver leur terre chérie, les bras réconfortants des gens qu’ils aiment. Après des heures ardues au travail, les bateaux reviennent remplis d’histoires et de légendes.

Ces histoires, elles continuent de s’écrire, de se raconter. Certaines se perdront dans le temps, d’autres s’écriront avec de nouvelles encres. Des ancres venues d’ailleurs, des ancres qui attachent la Gaspésie à ses valeurs.

Il s’agit pour moi d’un dernier billet sur ce blogue. Après réflexion, je prends la décision de me retirer de cet espace afin de me consacrer pleinement au projet qui m’a fait venir en Gaspésie. Ne pas avoir le temps est souvent un mensonge, mais je ne peux plus vraiment me donner comme je souhaiterais le faire. Certes, il y a encore tellement d’histoires, d’artisans, et de recettes à découvrir. J’espère un jour pouvoir revenir les partager avec vous.

D’ici là, je tiens à remercier ceux qui ont lu ce blogue. C’est une première expérience pour moi qui a été très positive et enrichissante. Je tiens aussi à saluer ceux et celles que j’ai rencontrés par ici, des personnes inspirantes qui me font croire plus que jamais en ce bout de pays. Je pourrai sûrement continuer à partager avec vous à travers d’autres moyens. Ce fût un plaisir. Vive la Gaspésie!

2 commentaires

joanierobichaud a écrit le 28 février 2012 :

Ce fut également un plaisir pour moi de lire chaque semaine des pensées culinaires par rapport à la Gaspésie. Je te souhaite beaucoup de succès dans tes projets! Au plaisir!

Benoît Cayouette a écrit le 28 février 2012 :

Ce fut un plaisir de te lire Rolando. J’exprime le souhait que l’on puisse, un jour, te voir reprendre la plume.

Et que le projet par lequel nous devons ta venue en Gaspésie soit couronné de succès!

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