Nostalgie oblige, je me trouve cette semaine à Montréal, de passage dans la métropole pour visiter famille et amis. Pendant les longues heures reliant les deux univers, je vois défiler à travers la 132, la magnifique Gaspésie et constate la beauté de ses terres. Je constate aussi que la Gaspésie est souvent associée à la mer, mais que la vallée de la Matapédia présente un tout autre paysage ainsi qu’un secteur d’activité plutôt relié au monde agricole ainsi qu’à l’élevage bovin.
La nostalgie culinaire
Pour moi, revenir à Montréal, c’est comme revenir à la maison. C’est retrouver des repères et un rythme qui, même si très différent du rythme gaspésien, ne me semble aucunement étranger. C’est retrouver l’effervescence d’une grande ville. C’est aussi retrouver des dizaines de coins gourmands qui me manquent grandement.
Même si j’ai trouvé en Gaspésie un mode de vie qui me plaît énormément, il existe ces contraintes liées à la vie en région. Personnellement, c’est la diversité dans l’offre culinaire qui me manque le plus. Je retrouve dans chaque recoin de la ville, une opportunité de voyager à travers les saveurs et les différents plats. Soupes tonkinoises, falafels, ou dumpling coréens, chacun est présent à Montréal d’abord parce qu’il existe ici cette présence non négligeable de communautés venues d’ailleurs pour s’y établir.
Chacun de nous à un « chez soi », chacun de nous avons de souvenirs reliés à la nourriture, peu importe l’origine de cette nourriture. À travers les saveurs, nous pouvons voyager dans le temps, revenir un peu à la maison.
La nourriture devient donc un moyen pour rester connecté à nos souvenirs, pour nous rappeler sans cesse que notre sentiment d’appartenance à une terre ou à une culture est primordial. Parmi les Gaspésiens qui vivent à Montréal, plusieurs rêvent sûrement à se gaver de homard frais quand la saison commence!
Et de tous ces restaurants présents à Montréal il existe dans le secteur de Verdun le restaurant « Les Îles en Ville« , un local ouvert par des Madelinots pour permettre aux nostalgiques ainsi qu’aux montréalais d’ici et d’ailleurs, de retrouver des saveurs propres aux Îles. Bajoues de morue, hareng fumé, saumon fumé, soupe aux poissons, des plats offerts par les propriétaires pour voyager sans trop se déplacer.
La place des souvenirs dans la cuisine est donc primordiale. Sans eux, on ne saurait associer saveurs et expériences, saveurs et moment vécus. Combien de fois une odeur particulière vous a ramené en arrière, parfois pour nous rappeler des bons moments ?
1 commentaire
Eh ben, c’est ça que nous habite et suit la vie durant! Les arômes et ses évocations de la nourriture d’enfance ou de n’importe quel moment de notre parcours! C’est par la bouche et les papilles que notre Identité commence à se structurer, on ne peut pas le nier
Très bonne chronique!!
Bon retour à ta Gaspésie d’Accueil !