Fais-moi encore danser

14 avril 2014 9 commentaires

Ce matin le cancer
Gruge mon espoir
La lumière du printemps
Ne se rend pas sur mon présent
Je dois laisser partir
Ma tante combattante
Vous comprendrez que je soupire
Je la préférais vivante
Sa lutte terminée
À duré des années
À ne pas voir plus loin
Que le bout de sa journée
Jusqu’à la fin fière et digne
Et forte face aux marées
Si en ce jour je chigne
Je veux quand même saluer
Sa puissance, son courage, et celui de son mari
Face à l’inévitable dernier souffle de vie
Le combat est fini aujourd’hui
Ça me touche, me bouleverse, me charrie
Sur mes joues au soleil, ce matin la pluie
Ruisselle sur ma face en grimace
La lumière pousse sur ma peine pour reprendre sa place

Quand serre mon cœur d’enfant de deux mères
Le sincère est si cher
Quand sert ma rage
À chaque nouvelle page
Ma naïveté s’érode comme l’argile rouge des caps
Mon crayon vomit son encre en guise de soupape

J’écris entre mes fantômes gris
Qui me pressent de partout
En avez-vous aussi
Qui martèlent le clou
Pour entrer dans l’histoire
Et rester dans la mémoire
J’écris par peur d’oublier
Ceux que j’ai aimés
Ils cognent à la porte
Pressés d’être présentés
Ivre d’une boisson forte
Je les laisserai patienter
Sont pas pressés
Ils ont tout le temps qui va me rester
Pour bourdonner dans mes pensées

L’instant est si précieux
Pour celui, je devrais dire pour ceux
Qui se battent en ce moment
Contre le mal qui glisse dans le sang

Petit viking deviendra grand
Un guerrier en dedans
Que résonne tonitruant son rire d’enfant
Pour mettre le feu aux yeux de ses parents

Que le jour se lève sur la magie
D’un pied de nez rouge qui chasse la nuit
Quand je pense à toi mon ami
Je souris

Come on DJ
Fais-moi encore danser
Jusqu’à crever mes souliers
Je continuerai nu-pieds
Je m’userai avec joie jusqu’aux genoux
Pour le plaisir de te voir encore debout

Je vous lève bien haut mon verre
D’eau de la rivière
Trop souvent on oublie
La valeur de la vie
C’est cliché, je le sais
Mais il faut le répéter
À toi qui survit au pire
Je veux ici dire
…Merci…

9 commentaires
Anick Loisel a écrit le 22 avril 2014 :

Plusieurs larmes plus tard, je t’écris quelques mots pour témoigner mon admiration pour ta verve et ta puissante sensibilité. Merci d’être un combat-temps, un surveille-an, un ange et démon. Le beau et le laid se côtoient, comme la vie et la mort, inexorables. L’essentiel est invisible… pour plusieurs d’entre nous. Mais toi, tu fais partie de la gang de St-Exupéry. Tu en es tellement riche ;-)

Gervais Babin a écrit le 18 avril 2014 :

C’est…ouf… Y a pas de mots

Marie Babin a écrit le 17 avril 2014 :

Merci pour ce magnifique texte.
Ça dit tout, c’est émouvant. Je le
conserve précieusement.

Denise Lepage a écrit le 17 avril 2014 :

Merci Bilbo c’est beau à en pleurer
Mon cœur y est reste doublement
Touchant
Malgré le temps
Qui trépasses les années
Je suis reste
Sauvage ment
Isole et sans mouvement

Cécile a écrit le 17 avril 2014 :

Je t’aime.

Monique D. a écrit le 16 avril 2014 :

Merci Bilbo. Je suis touchée droit au coeur…

Monique Bernier a écrit le 15 avril 2014 :

Mes sympathie Bilbo. Je pense a toi enormement. C’est tres beau ce que tu ecris et ca met des larmes plein mes yeux.
Bon courage car je sais que tu en a + que la moyenne des gens.Tu es mon genie prefere. Au grand plaisirs de te revoir bientot.

Anne a écrit le 14 avril 2014 :

Ayaye, tu garoches. Mes sympathies Bilbo. À toi et à ta famille… Ça m’avait bien l’air d’être toute qu’une personne cette femme en plus… Merci pour ce texte, il ramène tellement à l’essentiel !

Edith Poirier a écrit le 14 avril 2014 :

Trés beau, très touchant.

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