Merci aux étudiants !

23 avril 2012 33 commentaires

Par Bilbo Cyr

Ça y est, le monarque déchu déçu de la certitude de sa décrépitude se lance dans la violence à outrance.

La matraque convaincue de sa vérité et de sa légitimité, monte et descend,  éclaboussant de sang les mains au fond des poches, les langues pendues par des nœuds de cravate trop serrés.

Pendant que l’émeute fait rage et qu’éclatent les cartilages, le petit roi-nègre fait le bouffon pour les copains assemblés à ses pieds,  les fidèles qui susurrent de leurs langues de miel, tyrans tirant la couverte de leur bord et satisfaits de leur sort, boulimiques industriels, oligarques sulfureux et toute la clique qui se ferme les yeux. Quel besoin, de toute façon, d’y voir clair quand on vit à plat ventre dans le noir?

Pendant qu’inlassables, les irréductibles tiennent bon envers et contre quelques-uns, les copains collusifs se vautrent dans les exemptions, les déductions et les incitatifs. Pendant que mine de rien, on nous tord le bras sous la table jusqu’à la fracturation,  les terre-raristes prennent la pistes et les lobbyistes les coulisses.

Pendant que s’échangent les prémisses et les promesses entre les mains habituées aux cocktails et aux verres à vin, dehors, à la porte, la démocratie en laisse, goutte à goutte perd de son lustre et révèle ses crocs, fière, arrogante et vantarde, clinquante dans son attirail presque neuf de mercenaire en fer made in USA.

Le mépris affiché par ces coalisés pathétiques  n’a d’égal que leur insatiable appétit vorace et leur égoïsme pathologique. On ne peut pas conduire décemment avec les deux mains sur le volant et les doigts au fond des oreilles. Est-ce que quelqu’un pourrait appeler Nez-Rouge? Il n’est plus en état.  La légitimité s’émousse et le verni s’écaille. La façade se lézarde. Le monolithe s’affaisse dans sa fange pendant que les rats quittent le navire pour aller compter leur blé chapardé.

Merci à tous ceux qui se tiennent debout sous la pluie de coups. Vos sacrifices ne sont pas vains. Puissent-ils, avant qu’il y ait mort d’Homme, faire tomber ce triste souverain en bas de son trône de brume. Merci de donner espoir en la solidarité et la lucidité. Le changement n’est pas seulement possible, il est inéluctable.

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