On en a tous entendu parler. La petite Marjorie Raymond. On l’a tous vu en photo. Elle était belle. Une tragédie. En Gaspésie.
J’offre mes sympathies à la famille et à l’entourage de Marjorie. Mes sympathies à la Gaspésie entière aussi. Allez faire un tour sur Facebook, vous comprendrez pourquoi.
On a tous beaucoup de peine, beaucoup de frustration. Mais maudit que ça ne me suffit pas…
Vous pensez comme moi, je pense comme vous. Ce que les jeunes ont fait subir à cette enfant est monstrueux. Se sentent-ils(elles) coupables? Sûrement. Recommenceront-ils? Souhaitons que non. Mais maudit que ça ne me suffit pas.
On peut critiquer la commission scolaire. Je la critique. Mais qu’aurait-il fallu qu’elle fasse? Empêcher les adolescents concernés de fréquenter cette école? (N’auraient-ils pas trouvé une autre victime ailleurs?) Les empêcher de mettre les pieds dans une école? Encadrer Marjorie par des intervenants qui l’auraient défendue? (Ne se serait-elle pas fait juger davantage?)
L’école est-elle le véritable problème dans tout ça? En tout cas, elle est le principal lieu d’intimidation.
Maintenant, on fait quoi?
Je n’ai pas la réponse. Tout ce que je sais, c’est qu’on est bien d’accord, cela n’aurait jamais dû arriver… mais maudit que ça ne me suffit pas.
Je n’ai pas les moyens de créer des règlements plus stricts concernant l’accès à l’enseignement. Oui, il est primordial pour les jeunes d’aller à l’école, mais de là à laisser des intimidateurs côtoyer des intimidés, ça, non!
Ça n’aurait jamais dû arriver. Même l’écrire dans mon article, maudit que ça ne me suffit pas.
9 commentaires
L`éducation commence à la maison mais l`école a une responsabilité envers nos enfants. Une vie perdue parce qu`elle était belle, fine et intelligente pis ca ne faisait pas l`affaire d`une autre. Il faut que ca cesse, le décès de la jeune Marjorie me brise le coeur
oui c’est triste et moi je suis encore bouleversée de cette histoire.On dit que des enfants c’est méchants,mais l’éducation commence a la maison.On cherche qui blamer,mais il y a plein de monde a blamer,mais pourquoi toujours attendre un drame avant de réagir.Est-ce que tout ce qu’on dit sur l’intimidation va faire réagir les jeunes ou bien ca ne changera rien du tout?
Message aux dirigeants d’établissement scolaire (incluant les comités de parents)
J’ai un message de la part de ceux qui sont agresseurs dans ces situations.
Pourriez-vous S.V.P, augmenter la durée de la suspension qui me sera accordé lorsque je serais pris à agressé un autre jeune? Au fond vous me donnez un superbe congé d’école. Comme je suis un agresseur, je ne fait habituellement pas partie de ceux qui aiment l’école donc, un congé d’école est une belle récompense
merci à l’avance !
Bon, maintenant que j’ai saisi votre attention avec un fait aberrant mais qui en fait est la réalité, voici ce que je crois qu’il faut faire.
Ce n’est plus le temps des « Il faut se parler », « il faut se poser des questions », « il faut mettre sur pied un groupe » « ont a un programme » etc … IL FAUT AGIR ! et agir c’est des solutions concrètes qui peuvent être disponible dès lundi prochain dans VOTRE école. Voici ma proposition D’ACTION !
En tout premier lieu, en tant que directeur de l’école, je réunis tout les étudiants une fois par année (idéalement en début d’année mais MAINTENANT pour cette année, dans la grande salle de l’école et je les avisent que l’intimidation ne sera plus toléré et TOUT les gestes seront sanctionnés incluant la « non dénonciation » et les encouragements (juste regarder sans aviser immédiatement la direction est aussi un encouragement).
J’avise que tout agresseurs sera soumis au travaux communautaire les weekends. Exemple: 5 weekends (donc 10 jours) à frotter les écoles de la commission scolaire les samedi et dimanche de 8h à 17h.
De plus, Tout élèves qui agresse ou encourage aura une rencontre avec la direction de l’école et ses parents avant le début du « ménage »
Tout ceux qui encourage auront le même sort mais pour 2 weekends (donc 4 jours) et bien sur ce ne sera pas une gang qui sont amis qui feront du ménage ensemble. Il pourront se voir à compter de 17h seulement.
Le superviseur des corvée remettra un rapport à la direction sur les travaux et le comportement du jeune et s’il n’est pas bon, le directeur peux décider de le retourner en corvée.
lorsqu’il aura terminé ses 2 ou 5 semaines, une autre rencontre entre l’élève et la direction aura lieu (sans les parents cette fois-ci). Si la direction juge que l’élève n’a pas bien compris, il retourne faire le même nombre de semaine en corvée de ménage. ensuite il retourne voir la direction et etc jusqu’à ce qu’il ait vraiment compris.
Bien sur un récidiviste, doublera son temps de corvée de la fois précédente.
Lors de cette réunion annuelle, je remet un document indiquant clairement les énoncés précédents à l’élève. Celui-ci doit le signer et le faire signer par les parents dans un délais de 7 jours après quoi, un jour de retenu il aura droit par jour de retard de remise du document signé par le parent et l’enfant.
En tant que directeurs je demande à mes surveillants, à mes professeurs, bref à tous, d’être très vigilant à ce sujet. En tant que directeur je sillonne les couloirs de l’école en catimini RÉGULIÈREMENT. Je sors de ma tour d’ivoire!
Au lieu de donner des millions sur des programmes qui ne fonctionnent pas, avec ses sous, engagez un employé de surveillance le weekend qui supervisera ces jeunes lors des travaux. Pour en avoir encore plus pour notre argent, vous pourriez même regrouper les élèves agresseurs de la même région dans une école en particulier. (donc plusieurs jeunes de différentes écoles, pour 1 superviseur). L’autre semaine, les travaux se font dans une autre école de la région etc …
Je me propose, Dj BoomBoX, pour être surveillant GRATUITEMENT pour 2 weekend dans les 2 prochains mois pour faire bouger les choses et je m’attend à ce que d’autres parents, professeurs, directeurs d’école, employés et dirigeant de commission scolaire en fasse autant. à nous tous, ont couvre une très grande période à nous tous si tout le monde s’implique.
Le parent, s’assure également de son coté de lui AUSSI, de donner une conséquence qui fera mal. Pas d’ordinateur pendant « x » temps , pas de télé, pas de sortie ne sont que quelques exemples. En principe, si vous êtes un parent à l’écoute vous saurez ce qui fait mal à votre enfant.
J’entend déjà « ben la, il est déjà puni à l’école, faut pas exagérer quand même! »
Ma réponse: Imaginez le contraire un instant … votre enfant ce suicide parce qu’il se fait intimidé. Auriez-vous aimez que le parent agissent lui AUSSI de son coté envers son enfant agresseur afin de s’assurer qu’il n’agresse plus votre enfant et probablement éviter la mort de VOTRE enfant?
Oups, c’est plus pareil là hein? et bien voilà, imaginez votre enfant dans un cercueil parce que un jeune n’a pas assez payé pour S’ASSURER qu’il ne recommencera plus. Il ne faut plus protéger les agresseurs. Il faut les faire payer VRAIMENT si vous désirez que ça change.
Les agresseurs font généralement cela pour avoir d’lair cool devant leurs amis. Je suggère donc que tout ceux qui ne dénonce pas une intimidation mais qui en sont témoin paye aussi. Moins sévèrement que l’agresseur, mais ils doivent payer (S.V.P soyez intelligent et ne leur faite pas faire les travaux communautaire ensemble.) Lorsque l’agresseur n’aura plus de public, il cessera, croyez-moi!
Alors vous, dirigeants de commission scolaire, dirigeants d’école, comité de parent etc … C’est MAINTENANT le temps de démontrer que vous n’êtes pas dans la chaise du « Power Trip » et/ou du gain de l’appât. C’est le temps de démontrer que vous êtes là pour les VRAIS raisons.
Qui aura ce plan en place dès lundi prochain ?
Cet opinion est suite à ma sortie sur le sujet (http://on.fb.me/vL6NNr),
Merci de votre ACTION !
Dj BoomBoX
Vous avez tous raison, l’intimidation doit cesser, et ce n’est pas seulement la responsabilité des profs, mais aussi celle des parents. Il y a tellement de travail à faire!
En remplaçant dans une classe d’élèves du primaire, je me suis bien rendue compte que la plupart des élèves semblent connaître ce phénomène, mais ne considère jamais leurs gestes comme de l’intimidation. Me faire dire que « dire un mot méchant juste UNE fois pour se venger », ce n’est pas de la vraie intimidation, ça me faire voir qu’on a vraiment un problème.
Il faut faire comprendre aux enfants ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. Il faut leur apprendre à communiquer davantage, et de façon efficace. Il faut donner des moyens aux victimes. Il faut saisir les intimidateurs et trouver des solutions concrètes et durables. Il faudrait tellement en faire beaucoup, pour enfin arriver à un comportement des plus sain: le respect de l’autre et de soi-même.
Ce sujet me touche beaucoup… et touche probablement une bonne partie des gaspésiens et des québécois. Bien qu’on parle de plus en plus de ce sujet encore trop tabou, il n’en reste pas moins que bon nombre de personnes ont déjà été ou sont toujours impliqués dans une histoire plus ou moins grave d’intimidation.
Je suis d’accord avec Hélène qui mentionne qu’une grande part des responsabilité revient aux parents… Le premier problème dans tout cela est la conscience de l’intimidation. J’ai déjà été témoin de plusieurs professeurs, qui ne réalisait pas ce problème ou bien qui en faisait abstraction, et je trouve ça dommage. Et même si des parents sont conscients du problème, que leur enfant soit la cible ou bourreau dans ce type d’histoire, il n’en reste pas moins que les parents, tout comme les professeurs, n’ont pas nécessairement les ressources pour agir. Il est facile de dénoncer, encore faut-il qu’il y ait des répercussions positives, que l’intimidation cesse.
Franchement, je n’ai pas encore d’enfant, mais je suis certaine que peu de parents saurait vraiment comment réagir face à une telle situation. On change l’enfant d’école ? On déménage ? On appelle la direction d’école ? On appelle les parents des agresseurs si notre enfant est la victime ? On punit sévèrement notre enfant s’il fait parti des bourreaux ? Pour ma part, le fait d’appeler la direction d’école et que celui-ci en discute avec le bourreau en question n’a fait qu’empirer les choses… Mais comment blâmer ma mère, elle se sentait impuissante en voyant son enfant souffrir, un peu comme nous tous aujourd’hui, avec cette triste histoire.
Je n’ai pas non plus la solution à ce problème majeur dans la société d’aujourd’hui, et je crois que tout le monde la cherche sans trop de succès. Mais je crois que la présence de cadres dans les écoles tel que des travailleuses sociales et des psychologues serait déjà un bon pas. Et je ne parle pas de la présence d’un psychologue quelques heures par mois tout au plus… non, une présence régulière, question que chaque étudiant ait sa chance, les victimes, mais aussi les bourreaux. Les jeunes se sentent souvent impuissants devant les adultes, ils croient toujours que leurs paroles ne valent rien aux yeux des plus grands. La présence d’un adulte qui les écoute vraiment pourrait-elle changer les choses… ça reste à voir, mais j’y crois.
Et moi non plus, ça ne me suffit pas d’en parler, et ça ne me suffira jamais…
Triste histoire… des histoires comme il en arrive trop souvent. Que faudra-t-il faire pour contrer l’intimidation dans les écoles et ailleurs? Tout le monde a le devoir de DÉNONCER ces comportements… Si vous avez le choix entre passer pour un « stooler » ou sauvez la vie d’un ami, que feriez-vous? Cette histoire doit faire réfléchir tout le Québec…
Pour ceux qui cherchent des coupables (parents, élèves, enseignants, école, commission scolaire, etc.) : ne cherchons pas de coupables… Regardons-nous dans le miroir et demandons-nous : avons-nous les yeux assez ouverts devant tous ces fléaux sociaux? Quand on voit 2 personnes qui se chicanent, intervenons-nous pour tenter de les calmer et leur faire trouver un terrain d’entente? Quand on voit un pauvre bougre qui n’a pas assez de sous pour bouffer, lui tendons-nous un billet?
On a tendance à institutionnaliser les problèmes et de dire : le gouvernement (ou la Commission scolaire, ou l’école, ou la garderie, ou le CLSC, ou autres!) va s’en occuper… Nous, les humains qui formons cette société, qui, autrefois, s’entraidaient, pourquoi pelletons-nous les problèmes dans la cour du voisin? Sommes-nous devenus à ce point nombrilistes?
Donc, en résumé, en réfléchissant, ce n’est pas la faute de l’un ou de l’autre : nous sommes tous un peu responsables…
Ça démontre encore une fois notre facilité à l’intolérance, la discrimination et la violence. Évidemment je me sens touché de par mes propres filles qui s’en vont vers le secondaire, mais pas tant par la crainte qu’elle soient des victimes que par la craite qu’elles soient portées à faire de l’intimidation sans le savoir car c’est là le problème. La capacité de savoir que l’on blesse quelqu’un demande une maturité d’empathie qui parfois se s’obtient pas durant toute une vie. On peut les préparer à se faire intimider, mais lorsque les humains sont en groupe, les comportements de protection du territoire et la discrimination viennent naturellement. Vaincre nos instincts, voilà le véritable défi. Et comme société, on doit continuer à progresser vers ce but ultime pour permettre aux enfants d’avoir des modèles qui sont non pas tolérants envers les autres, mais qui voient dans l’autre sa propre personne. On ne peut vivre à se tolérer soi-même, ne toléront pas les autres, aimons les du même amour que l’on se porte à soi-même.
Marjorie, ta mort me crève le coeur. Que tu soit chinoise, allemande ou gaspésienne, tu reste un partie de nous qui s’en va. Mon chagrin se porte maintenant à chaque humain qui a croisé ta route et qui a contribué de près ou de loin à cette tragédie. Prenons le temps de nous poser la question: À qui ai-je fait du tort aujourd’hui par mon manque de tact, par un mensonge, par mon ignorance. Prenons le temps de réparer nos erreurs et surtout, notre comportement futur.
Regardez un enfant dans les yeux, qu’il soit nourisson ou adulte, et pensez qu’à chaque instant il vous observe interagir avec les autres et qu’il fera exactement la même chose plus tard.
Je crois que ce n’est pas seulement à la commission scolaire et au gouvernement d’agir. Je pense qu’il y a une grande part de responsabilité qui revient aux parents. Ce sont les parents qui doivent éduquer leurs enfants, c’est le père qui doit dire à son fils que l’intimidation ça fait mal. Je trouve qu’on remet nos responsabilités de parent à la garderie, à l’école, au gouvernement. Quand j’aurais des enfants, j’essayerais des sensibiliser du mieux que je peux, pour qu’ils ne deviennent pas des intimidateurs…
Je crois que les sanctions imposées aux intimidateurs ne sont pas suffisantes. Je n’ai pas vécu à l’époque ou les jeunes étudiants étaient punis au coup de strap, mais il faut avouer que la méthode semblait efficace.
Bien sûr que ce n’est pas la solution, mais je ne crois pas non plus que donner quelques jours de congé à un étudiant fautif le soit aussi…