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Société

Qu’est-ce qui se passe de bon?

19 janvier 2012, 10:53

Vous savez, quand on désire parler de l’actualité, on a des choix à faire. Quand on désire être lu, on a d’autres choix à faire. Mais quand on veut les deux, ça se corse.
Mon billet le plus lu jusqu’à maintenant est celui au sujet de Marjorie Raymond (vous n’avez pas déjà oublié cette histoire comme les médias l’ont fait, j’espère). Ce n’est pas le meilleur, mais l’histoire vous a touché, comme tous les Québécois.

Ça vous a intéressé plus que la politique, plus que le développement régional, plus que les enjeux gaspésiens.

Heureusement, cette semaine, il n’y a pas dans les médias d’autres histoires malheureuses comme celle-là. Alors, on parle de quoi? Des politiciens qui mettent sur pied un «Plan Nord» et qui, sitôt fait, quittent le gouvernement pour, peut-être, offrir aux entreprises/compagnies, sur un plateau d’argent, toutes les ficelles dudit plan pour en retirer le plus de profits?
Mais, ma foi! Je deviens amère. Passons!
On parle de quoi, en Gaspésie? Qu’est-ce qui se passe de bon?

En attendant, je vous informe d’un beau projet hivernal: avec la neige sublime qu’il y a en Gaspésie (qui ne figurait pas au paysage l’an dernier, rappelez-vous) Frank Aupetit fait 1240 kilomètres en traineau à chiens afin d’amasser des fonds pour la Fondation Rêves d’enfants, tout en tournant un documentaire qui promeut la belle péninsule.

Avec le froid qu’il fait, bravo! On va montrer à VIA Rail qu’on a recours à d’autres moyens pour voyager!

Oups. Encore du cynisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Développement régional

Une chance que ça roule!

10 janvier 2012, 8:01

C’est l’histoire des habitants d’une petite région qui désiraient un chemin de fer. Une fois la construction des rails commencée, les habitants de cette région attendirent 40 longues années avant de voir un train arriver dans leur coin de pays. Pourquoi? Parce que cette construction était une histoire de corruption et de fourberie.

Cette histoire est celle des Gaspésiens en 1891, sous le gouvernement d’Honoré Mercier, lorsqu’est mis au grand jour le « Scandale de la baie des Chaleurs ».  Cela m’est revenu en mémoire lorsque j’ai appris l’arrêt des services de Via Rail pour la période des fêtes. «Raisons de sécurité», à ce qu’il paraît.

Plus de 110 ans plus tard, on est revenu au point de départ.

Comme le député du NPD de la région Philip Toone le souligne, il est impensable que l’on arrête ce service dans la région : «Le gouvernement fédéral sait déjà depuis un moment que la Société du chemin de fer de la Gaspésie a besoin d’argent pour maintenant la sécurité de ses infrastructures. Pourquoi avoir attendu que la situation se dégrade autant avant d’intervenir et ainsi laisser toute une région en otage en plein hiver ?»

En attendant que Via Rail daigne nous desservir, nous pouvons toujours prendre le seul et unique autobus qui relie la Gaspésie aux grands centres, soit l’Orléans Express (n’est-ce pas, d’ailleurs, un merveilleux «monopole» ?) ou encore nos belles petites voitures qui boivent un pétrole dont le prix vient d’augmenter considérablement.

Et pendant que les Gaspésiens souhaitent un tout petit train fonctionnel pour leur région, la ville de Québec s’insurge de ne pas encore avoir de tramway.

Mais bon. On a l’habitude.

Non classé

Nous, mal informés?

16 décembre 2011, 9:31

Un taux de participation de 55,5 %  aux élections partielles dans Bonaventure. C’est respectable. D’autant plus que les étudiants exilés comme moi ne pouvaient voter. Ni en personne, ni à distance.

Vous le savez, à la suite de l’élection de M. Arsenault, du Parti libéral, certain(s) ont supposé que ce résultat démontrait une inaccessibilité d’information. Un savoir non éclairé des Gaspésiens quant à ce qui se passait réellement sur la scène politique :

«Est-ce qu’ils sont aussi au fait de l’information qui est générée sur la colline ou ailleurs dans les grands centre comme Québec ou Montréal?»

Moi, je l’ai bien ris. Peut-être que les Gaspésiens ne sont pas assez informés, je l’accorde. Mais peut-on rajouter «comme l’ensemble des Québécois, mon petit »? En effet, j’ai cru remarquer qu’à Québec, même avec une colline parlementaire à deux pouces du visage, on fait les mêmes choix que les Gaspésiens.

Alors, c’est quoi le problème ?

Maka Kotto, qui a tenu les propos ci-haut mentionnés, est peut-être lui-même sous informé de ce qu’est notre réalité gaspésienne. En fait, je sais que cette nouvelle commence à dater un peu, mais comme c’est récurrent pour moi de faire face à des gens qui méconnaissent ma belle région, j’ai envie de leur répondre. Voici:

« La Gaspésie, c’est un petit bout de terre situé au sud-est du Québec. Une péninsule bordée par le fleuve, le golfe, la Baie-des-Chaleurs (l’une des plus belles au monde, d’ailleurs!), par les Chics-Chocs. Par la nature, quoi. Une bien belle place.

La Gaspésie déborde aussi de gens soucieux du destin de leur région, travaillant pour développer son économie, pour faire valoir sa culture et la promouvoir, pour offrir un terrain politique viable et sain.

Nous avons l’électricité.  Nous possédons des voitures. Nous déneigeons les routes, l’hiver. Nous ne sommes pas tous pêcheurs. Nous avons le téléphone et, oui oui!, la télévision. Chose encore plus incroyable, nous possédons des ordinateurs qui permettent d’obtenir de l’information rapidement, en plus des nombreux journaux régionaux, des stations de télévision et des radios communautaires qui nous offrent des informations régionales et provinciales.

À Monsieur/Madame Tout-le-monde: nous pouvons être informés autant que vous. »

D’ailleurs, n’est-ce pas fou!, je me suis posée la question moi aussi ce matin, mais inversement.

« Les gens habitants les grandes villes sont-ils au courant de ce qui se passe en politique actuellement? »

C’est que les sondages démontrent que la fusion de l’ADQ-CAQ est en avance sur tous les autres partis.

Ouch!

Vous êtes en train de me dire que des gens « mieux informés » que les Gaspésiens votent pour un parti qui ne veut plus des cégeps, un parti qui ne favorise plus l’équité dans les soins de santé offerts en ouvrant la porte aux cliniques de santé privées, un parti qui prend sous son aile l’ADQ dont on ne voulait plus, au Québec?

Et après, on vient nous JUGER, nous, sur nos choix politiques?

« Est-ce qu[e les Gaspésiens] sont aussi au fait de l’information qui est générée sur la colline ou ailleurs dans les grands centres comme Québec ou Montréal? »

Décidément, plus je la lis, plus je la ris.

 

 

 

 

Société

Marjorie Raymond

1 décembre 2011, 7:25

On en a tous entendu parler. La petite Marjorie Raymond. On l’a tous vu en photo. Elle était belle. Une tragédie. En Gaspésie.

J’offre mes sympathies à la famille et à l’entourage de Marjorie. Mes sympathies à la Gaspésie entière aussi. Allez faire un tour sur Facebook, vous comprendrez pourquoi.

On a tous beaucoup de peine, beaucoup de frustration. Mais maudit que ça ne me suffit pas…

Vous pensez comme moi, je pense comme vous. Ce que les jeunes ont fait subir à cette enfant est monstrueux. Se sentent-ils(elles) coupables? Sûrement. Recommenceront-ils? Souhaitons que non. Mais maudit que ça ne me suffit pas.

On peut critiquer la commission scolaire. Je la critique. Mais qu’aurait-il fallu qu’elle fasse? Empêcher les adolescents concernés de fréquenter cette école? (N’auraient-ils pas trouvé une autre victime ailleurs?) Les empêcher de mettre les pieds dans une école? Encadrer Marjorie par des intervenants qui l’auraient défendue? (Ne se serait-elle pas fait juger davantage?)

L’école est-elle le véritable problème dans tout ça? En tout cas, elle est le principal lieu d’intimidation.

Maintenant, on fait quoi?

Je n’ai pas la réponse. Tout ce que je sais, c’est qu’on est bien d’accord, cela n’aurait jamais dû arriver… mais maudit que ça ne me suffit pas.

Je n’ai pas les moyens de créer des règlements plus stricts concernant l’accès à l’enseignement. Oui, il est primordial pour les jeunes d’aller à l’école, mais de là à laisser  des intimidateurs côtoyer des intimidés, ça, non!

Ça n’aurait jamais dû arriver. Même l’écrire dans mon article, maudit que ça ne me suffit pas.

 

Politique

Nous tous

24 novembre 2011, 7:47

L’élection partielle bat son plein  dans le comté de Bonaventure.

Depuis longtemps les belles affiches des partis sont posées à tous les coins de rue. L’autre jour, instinctivement, je m’attendais à tomber sur celle de Normandeau. «Oups. Elle ne fait plus partie du tableau.»

Longtemps, les gens du comté de Bonaventure et même la Gaspésie entière l’ont «choisi» comme porte-parole. Maintenant, à qui le tour? Je me le demande.

Mais plus que ça, je me demande si ce n’est que moi que ça intéresse. Êtes-vous stimulés par ces élections?

Il me semble que cette décision aura des répercussions dans les années à venir pour la Gaspésie.

Irez-vous voter? Au nom de quoi?

Qu’est-ce qui nous rassemble, Gaspésiens? Qu’est-ce qui nous lie?

Il y a quelque chose que je ne peux nommer qui nous tient ensemble.

Quelque chose de grand, de fort. De beau.

Et je ne sais pourquoi, mais ce quelque chose me rend bien fière d’appartenir à la communauté gaspésienne.

Dites-moi pourquoi vous êtes Gaspésiens. Parlez-moi de vos ambitions, de vos intérêts.

Et la prochaine fois, vous me raconterez comment les bureaux de vote étaient bondés le 5 décembre 2011, et comment la personne qui a été élue vous mérite. Nous mérite.