Par Joanie Robichaud, blogueuse citoyenne
Lundi soir, il fait très mauvais. Le vent souffle, il fait froid et les rues de Montréal sont remplies de neige. La première vraie tempête de l’hiver fait rager les automobilistes, surtout lorsque vient le temps de déneiger l’île. Un vrai cauchemar. On a beau pousser, pelleter, rien n’y fait. La voiture est embourbée et la glace qui se cache sous la neige n’aide en rien. Après plusieurs tentatives pour sortir la voiture de son piège, un inconnu apparaît et nous offre son aide. Après un peu de patience et les bons outils, la voiture s’est finalement délogée.
Mercredi matin, le soleil brille. La veille, la tempête a encore une fois frappé Montréal avant de se déplacer vers l’Est. Les trottoirs sont glacés, résultat de la pluie verglaçante qui est tombée durant la nuit. Piétonne que je suis, j’avance prudemment. Malgré moi, je perds pieds et tombe sur le trottoir. J’aurais pu me blesser sérieusement, mais personne ne semble faire attention à moi. Je suis une inconnue parmi la foule.
Montréal est décidément une ville remplie de paradoxes. À la base, habiter la ville signifie de partager un même espace. Ce n’est pas pour rien qu’il y a des transports en commun et que les gens habitent souvent dans des appartements ou des logements multiples. La ville signifie le rapprochement, la proximité, la vie commune. Pourtant, c’est loin d’être le cas.
Paradoxalement, les milieux ruraux, plus éloignés, où chacun est propriétaire de son petit lot, sont des endroits où la solidarité et l’entraide sont beaucoup plus présentes. D’ailleurs, le peuple québécois est fondamentalement rural puisqu’il a majoritairement vécu en campagne durant près de la moitié de son histoire. Plusieurs caractéristiques associées aux Québécois découlent de cet esprit rural. Un peuple chaleureux, festif, qui aime les regroupements et célébrer. Un peuple solidaire, qui s’est toujours entraidé afin de conserver son identité.
À quel moment de l’histoire les Québécois ont-ils perdu ces qualités? En quoi le passage de la campagne à la ville a modifié ces valeurs? J’essaie encore de comprendre. Étudier la société québécoise est totalement fascinant. Dans une société si ouverte au reste du monde, trop peu de gens connaissent réellement notre histoire. On connaît la capitale de la Croatie et toutes les religions présentes au Moyen-Orient, mais on arrive à peine à nommer les régions administratives du Québec. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose?
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Je vous invite à écouter un reportage diffusé à l’émission Desautels sur les ondes de Radio-Canada, un peu plus tôt cette semaine. Le reporter Frank Desoer parle des jeunes Gaspésiens qui partent pour les études et le travail, mais qui décident finalement de revenir dans la région en constatant tout ce qui s’offre à eux sur le territoire. Un reportage inspirant!
1 commentaire
Très bel article……J’aime te lire