Quand c’est la route qui vous prend

5 juillet 2012 0 commentaire
Je suis partie tôt, question d’arriver pas trop tard. J’avais entendu
dire que quelques airs de musique commençaient à se faire entendre dans
la capitale même si le festival d’été ne donne son coup d’envoi que le
lendemain. La musique bat son plein aussi en Gaspésie, je vous l’accorde
! Mais changer d’air fait le plus grand bien. Je prends donc la route,
j’ai acheté mon billet pour le festival d’été de Québec.

Préparatifs pré-départ. Lavage, bagages, ménage, j’ai même passé la
tondeuse question de partir l’esprit tranquille, mais ça c’est une autre
histoire. J’ai rempli l’auto de linge, de livres, de crayons et de pages
pour écrire, rempli de lave-vitre et de gaz, ma tasse est pleine de
café, je vérifie l’huile. Ça y’est je suis prête;  je lève les feutres,
prends la poudre d’escampette, je fly, je décolles, je prends le large,
bref, je suis partie. Charlebois chante dans la radio : Si j’avais les
ailes d’un ange, je partirais pour Québec. C’est arrangé avec le gars
des vues.

La route est belle, le soleil du matin n’est pas trop chaud. Je
m’approche de Québec et je m’éloigne de la Gaspésie. Les gens sur la
vingt me font de drôles de signes, ce ne sont ni des bonjours, ni des
insultes. On dirait presque que certains paniquent un peu. Hein ??? Un
flatte ??? Ça allait trop bien, me restait à peine 200km de route, je
voyais la lumière au bout du tunnel quand tout à coup, pu rien ! Un
flatte… voyons, je ne sais même pas où je suis, mais …je sais où est ma
roue de secours. Y’a de l’espoir.

Au bord du désespoir, et au bord de la vingt, je commence le travail, je
garde le sourire, après tout ça pourrait être plus facile d’en rire. Y’a
quelqu’un qui va arrêter pour m’aider, c’est certains, je suis une
fille, seule, avec un flatte, c’est évident que j’ai besoin d’aide.  Il
s’est donc approché pour m’offrir un coup de pouce. J’ai accepté
volontiers sous condition que je puisse l’aider. L’affaire fût vite
réglée. Mon bon samaritain m’a même escorté jusqu’au garage le plus
près.  Un pit stop vite fait, bien fait.  Pour le remercier, je lui ai
laissé la Pit Caribou que j’avais apporté pour ce genre d’occasion.  Il
me souhaite bonne route, me recommande d’être prudente et me laisse au
garage, entre bonnes mains. Je lui suis reconnaissante, il me dit de
payer au suivant. Je le ferai c’est certain.

À prime abord, je ne devais pas vous raconter cette histoire. Au départ,
je voulais vous parler de spectacles, de festivals, des arts de la scène
et tout et tout, mais j’adore les anecdotes qui finissent bien et vous
aussi. Je vais quand même m’en tenir à mon idée de départ et je m’engage
à vous faire vivre le festival d’été de Québec avec moi. Alors revenez
souvent sur mon blogue pour les prochains jours, on parlera musique,
festival, spectacle et découvertes de Québec mais aussi de ce qui se
passe dans la péninsule parce que oui, quand y’est question des Bobards
d’une Babin, on peut être à deux endroits en même temps ! À demain pour
le jour 1 du Festival versus la Gaspésie.

											

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