Où s’en va la brebis égarée ? On a décroché les crucifix et on enlève le p’tit Jésus de plâtre de sur son piédestal. Plus personne ne récite de «Je vous salue Marie», le «Notre Père» non plus.
On a fait une croix sur les cours de religion dans nos écoles, sur la prière avant l’assemblée et la seule chose qu’on fait avec nos chapelets, c’est les accrocher à la corde à linge pour appeler le beau temps.
Le blasphème est plus populaire que la prière, hors donc, l’Ostie n’est pas que dans la bouche des croyants, il se lit aussi sur des banderoles au bout d’un slogan pour ponctuer notre indignation.
Je vais l’appeler Dieu, mais appelez-le comme vous voulez, je ne suis pas regardante sur les croyances.
Malgré la petitesse de ma foi, malgré que j’ai rarement retourné ses appels, on croirait que Dieu essaye de me passer un message ces temps-ci. N’allez pas croire que je me prends pour le messie, mais je pense que Dieu veut me parler et si c’est le cas, c’est surement très important. On dirait qu’il m’envoie des signes, comme des « pokes » à répétition. Aucune apparition ni miracle à signaler pour l’instant, mais je reste vigilante.
Il m’arrive plein de bondieuseries depuis qu’on m’a offert une petite bouteille d’eau bénite quelques jours après Pâques. Peut-être que je n’aurais pas dû en prendre une bonne gorgée.
Non seulement je vois le bon Dieu partout (pas comme une apparition), mais je me rends compte que la religion est partout et dicte encore beaucoup de nos actions. Je me demande si le bon Dieu a lui aussi décroché nos photos de sur son mur, je me demande s’il pense encore à nous de temps en temps.
Du coup, je fais des comparaisons entre la toute-puissance qui a régné et celle qui règne aujourd’hui. Et je vois des croyants réciter des prières nouvelles, répétant à l’unisson qu’ils trouveront la force de ne pas abandonner. Et je vois ceux qui croient, à genou devant les êtres suprêmes espérant être sauvés.
Que celui qui n’a jamais osé lance la première pierre, bombe lacrymogène, qui laissera sur ton visage la trace de ton labeur. La force de l’Église se voit dans la rue d’aujourd’hui. Vos prières seront envoyées dès que possible.
Mains jointes et genoux fléchis je ne suis pas seule à remettre à une force supérieure les choses qui me dépassent. Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer les choses que je peux et la sagesse d’aller voter aux prochaines élections.
Vous aimez me lire quand je parle du bon Dieu, voyez mon aventure avec Dieu en Afrique. http://www.manuebabin.blogspot.ca/2011/03/dieu-versus-lhomme.html

4 commentaires
Merci Marie-Claude,
Je suis contente de ton commentaire. Il est vrai que le sujet est épineux (le choix du mot ici est savoureux) et j’apprécie que tu trouves qu’il est ici traité avec élégance. Tes fils seront des hommes bons j’en suis certaine ! Dit leur bonjour de ma part !
Complètement en accord…cependant je dois dire qu ici en Ontario, je suis choyée car mes enfants on le privilège d aller dans une école française Catholique…et qu ils ont des cours d enseignement religieux tous les jours…mes deux fils savent leur « je vous salue Marie et Notre Père » par coeur et en comprennent même la signification… Je suis contente pour eux, car dans la vie, on a tjrs besoin de quelqu un de plus grand que nous…CROIRE…en ce qui est important pour nous…est l héritage que l on laisse, une force intemporelle qui nous guidera tout au long de notre existence…CROIRE que tout est possible…CROIRE en nous, en notre potentiel…finalement, tout ça pour dire que lorsqu on croit en qqch ou qqun…on ressent et on dégage une FORCE…J avoue que mon concept fait un peu « STAR WARS » mais je crois réellement que croire nous rend plus fort comme individu…
En tout cas, merci Manu pour ton beau texte…disons simplement que tu as su aborder ce sujet épineux avec élégance…et que
tu as suscité mon intérêt!
AMEN §§§
ah Manue c trop vrai t bonne pour dire les choses toi … tu me touche profondement a chaque fois xxxx