Voilà, tout ça pour ça! Un ange sur la poignée de ma porte, un sapin, une dinde et quelques présents plus tard, on remballe. On remballe les feuilles de gui et les embrassades, on remballe le million de petites lumières de couleurs qui ont fait de nos
chaumières des endroits chaleureux pendant ce décembre frisquet et venteux. Le temps est venu de prendre un nouveau départ.
Pour partir en beauté, j’invite à souper quelques amis. Attablés devant une montagne de viande, «on mange d’la fondue» et on parle de «bouffe» ou plutôt de l’absence de «bouffe».
Bizarrement, pendant qu’on se rempli la panse, on discute des bienfaits de jeûner. Après toutes ces victuailles et réjouissances, galettes et atocas pourquoi ne pas faire le vide afin de mieux faire le plein. Le jeûne, quand il est bien fait, permet d’éliminer les toxines et de retrouver un bien être mental qui mène à une ataraxie (tranquillité de l’âme).
Personnellement, quand la faim me tiraille les entrailles, je suis loin du bien être dont on parle. Impatiente, les yeux dans le vide de mon estomac, je ne pense qu’à manger. On
dit que ventre vide n’a pas d’oreille, c’est tout à fait moi. Mon mauvais caractère prend le dessus, je bousculerais un troupeau d’éléphants pour me tailler une place au «buffet à volonté» le plus proche. Pourtant, c’est bien réel, une fois que vous aurez franchi l’étape des gargouillis d’un ventre affamé, vous retrouverez le calme.
L’amie jeûneuse raconte ce que cette expérience lui apporte. Deux fois par année, son alimentation est réduite à l’eau. Il faut beaucoup de volonté pour se nourrir ainsi d’amour et d’eau fraîche pendant toute une semaine. Elle soutient qu’il faut s’accorder beaucoup
de repos et du temps pour soi durant cette cure. Du temps, vous en aurez beaucoup plus puisque vous ne passerez pas vos journées à faire la vaisselle ou la popote. Et quand enfin cette grève de la faim prend fin, quelle est la première chose que vous mangerez ? Semblerait que le simple fait de croquer dans une pomme devient une sensation sublime et salivaire.
Manger, c’est essentiel, mais c’est aussi un plaisir agréable à partager. On a fini le repas, ventre plein, j’étais repue à en être mal. Je dois admettre que l’expérience du jeûne m’inspire. Je tenterai le tout pour le tout… mais seulement après le dessert !
2 commentaires
haha ! Bien vu Benoit ! C’est corrigé n’en parlons plus !!! A table maintenant !
Après le dessert ou le désert ?