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Voyage

Cuba !!! si si !

20 février 2012, 13:10

Emmitouflée dans une couverture de laine, les pieds sur une bouillotte et les mains sur une tasse de café chaud, j’attends que février se termine enfin. J’ai une vue imprenable sur la mer qui semble être plus vivante en hiver qu’en été, mais qui m’attire plus en juillet qu’en janvier. Les vagues de glace érigent des paysages de froid et de frisson. Dire que l’an passé, à pareil date, je m’aspergeais le visage d’eau fraîche pour arriver à supporter la chaleur subsaharienne du Burkina Faso. Ce soleil, cette chaleur, même cette terre aride et sèche me manque aujourd’hui.  On ne peut rien vous cacher, je n’aime pas l’hiver, ou plutôt je déteste avoir froid. On dit qu’il n’y a pas de mauvais temps, que des gens mal  habillés.

En février, voir même en mars, les humains migrent vers le sud, question de couper l’hiver en deux ou de se refaire un suntan ! Cuba est bon pour le moral de ceux qui comme moi n’aiment pas se les geler.  Parents et amis de mon entourage plient bagages…direction la plage !

Vous y avez pensé aussi ? Besoin de vacances ?

Vous êtes à bout, épuisé, cerné jusqu’aux coudes et, même votre patron a remarqué que vous aviez besoin de vacances. Vous prenez donc une ou deux semaines, c’est selon. Mais comment choisir la destination qui vous remettra sur le piton ? Avec une carte du monde
affiché sur le mur, un bandeau et une punaise, vous avez sous la main tout ce qu’il faut pour choisir la destination de votre voyage. Cachez vos yeux avec le bandeau, prenez la punaise et demander à un ami de vous faire tourner sur vous-même et ensuite de vous diriger vers la carte en question. Plantez la punaise droit devant vous, voilà, c’est là que vous irez !  Vous pouvez faire une variante et au lieu d’afficher la carte du monde, affichez plutôt les tonnes de rabais de février sur les voyages dans le sud. Le risque de vous retrouver en Russie est moins grand.

Choisissez ensuite si vous voyagerez seul ou avec d’autres. Si vous en avez assez de votre patron qui, chaque jour, double la tâche à faire, je ne vous recommande pas de l’inviter à
voyager avec vous, et ce, même si vous êtes en quête d’une promotion. Certaines publicités proposent des spéciaux du genre « la deuxième personne est gratuite » ou « plus on est de fous, plus on rit » mais ne vous laissez pas avoir.

N’écoutez que vous dans cette réflexion, pensez à la plage.

Une fois ces grandes questions réglées, il ne vous reste plus qu’à faire faire votre passeport, acheter les billets, avoir les vaccins nécessaires, préparer une trousse de premiers soins, etc, etc. La liste de choses à faire est longue et essentielle. Dépêchez-vous ! Vous partez dans une semaine. Le stress augmente et vous ne voyez pas le bout! Comment faire pour relaxez un peu avant de partir? Pourquoi avoir choisi un voyage dans le sud puisque vous aimez le froid et l’hiver avec sa poudreuse et ses beaux paysages glacés ?

Ne perdez pas votre temps, c’est des vacances en Gaspésie qu’il vous faut. Une semaine au Gîte du Mont Albert vous fera oublier le patron insistant, la belle-mère qui arrive toujours sur l’heure du souper ou le lavage que vous avez laissé dans la machine. Sortez raquettes et
skis de fond, mettez tuques foulards dans vos bagages et prenez la 299. Vous trouverez là des paysages qui font rêver. Vous trouverez là de quoi vous dépasser et gravir des sommets insoupçonnés.

Cuba…si si. Mais y’a aussi Gaspésie ICI pour vos vacances.  Pensez-y !

http://www.sepaq.com/

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Marie-Pierre Arthur aux alentours

14 février 2012, 8:21

J’ai passé la semaine aux alentours avec Marie-Pierre Arthur. Dans la voiture, dans le salon, avec mon café, avant de m’endormir; je l’avais dans les oreilles tout le temps. Les dix chansons de son nouvel album furent la trame sonore de ma semaine. Pour rajouter à mon bonheur, le soleil brillait sur la musique bien orchestrée et me faisait rêver au  printemps.

Une de ces chansons m’a donné plus qu’un frison, une larme sur la joue de mon amie, le souvenir  d’un sourire disparu. Une chanson rend hommage à Dan. Elle chante le silence laissé par l’ami Dan Gaudreau décédé en mai 2010. Joueur de tour dit-elle. Je me rappelle le rire et la guitare de Dan que j’ai eu la chance de rencontrer à quelques reprises. Et la musique continue.

J’ai passé la semaine aux alentours avec Marie-Pierre Arthur qui chante des mots qui réconfortent et qui me rappellent que je suis sur la bonne voie. L’importance de se respecter en amour et de ne pas se perdre de vue à travers l’autre. La liberté, le bien
être, la franchise; des thèmes abordés sur des rythmes qui donnent envie de
danser.

C’est aux alentours que j’ai découvert Marie-Pierre Arthur puisqu’elle est de «par chez nous» comme on dit. Les pièces de son premier album furent, à leur époque, la musique de fond qui accompagnait mes ballades en auto. Je me reconnaissais dans sa chanson Le
vent m’appel par mon prénom
lors de mes escapades en ville. Elle lançait le 6 février dernier son deuxième album et c’est sans hésitation que j’ai aimé.

Vivement la musique. Celle qui porte des mots forts de sens, celle qui rend hommage, celle qui réconforte, celle qui te dit que tu n’es pas seul. Vivement la musique de chez nous qui nous ressemble et qui reconnait qui nous sommes.

Au nombre des voix faites sur mesure pour accompagner une tempête de neige, il y a celle de Marie-Pierre Arthur : une voix qui semble tomber du ciel, aérienne, fraîche et lumineuse.
Marie-Christine
Blais, 10 décembre 2009, La Presse

Société

Malade

6 février 2012, 12:03

J’apprenais le 2 février que nous étions en plein dans la journée internationale des zones humides.  Le 4 février, c’était au tour de la journée mondiale contre le cancer, le 6 février la journée internationale contre les mutilations génitales féminines et paraîtrait que, le 8 février, c’est la journée mondiale sans téléphone portable.

Pourtant, Bell a choisi cette journée pour en faire la journée annuelle Bell cause pour la cause. En ce jour nommé par Bell, la  multinationale versera 5 ¢ en appui à la santé mentale pour chaque message texte envoyé et chaque appel interurbain effectué par les clients de Bell – le total des fonds amassés l’an passé est de 3 303 961,80 $. À coup de 5 ¢, ça fait une tonne de messages texte. Je suis heureuse de constater qu’il y a plus de pratiquants à la journée Bell cause pour la cause qu’à cette journée mondiale sans téléphone portable. Malgré ce paradoxe, Bell a choisi de sensibiliser les gens à l’importance de parler de la santé mentale en plein cœur de la semaine de prévention du suicide.

Le silence qui entoure les maladies mentales prend encore trop de place dans notre société. Si on n’en parle pas, ça n’existe pas. Taire les bruits sourds ou criants de la bipolarité, étouffer dans ses tripes la tempête d’un trouble anxieux, endormir les symptômes d’une dépression, c’est souvent plus facile que d’expliquer ce qui se passe vraiment dans la tête d’une personne qui souffre de la maladie mentale. Pourtant, il faut en parler pour avoir de l’aide.

Comme beaucoup d’organismes oeuvrent en ce sens, j’ai décidé de les laisser parler à ma place. Je suis loin d’être une spécialiste en la matière, mais je vous offre ici, toute une semaine sur le thème pour vous exprimer et pour faire de la sensibilisation autour de vous.

La santé mentale, c’est aussi la santé !

Suivez les liens suivants et partager, échanger sur le sujet.

Bonne santé à tous !

Droits et recours santé mentale

Nouveau regard

Semaine prévention du suicide

La maladie mentale

http://www.tou.tv/malade

Non classé

Le cirque débarque en ville

1 février 2012, 10:19

Des kilomètres de lacet défait trainent par terre. Des centaines de petits nez coulent à flot et sans gêne entre deux reniflements. Des «Est-ce que je peux aller boire de l’eau?» et des «Quand est-ce qu’on mange ?» retentissent de tous côtés dans le gymnase. Des balles à jongler roulent partout, le trampoline ne fournit pas. Il n’y a pas moins de toute une galaxie d’étoiles dans les yeux de chacun de ces enfants qui profitent de l’école de cirque en cette journée pédagogique. L’imaginaire est à son meilleur. J’ai aiguisé ma patience pour garder ce moment magique réellement «magique», je donne un atelier de jonglerie.

J’aimerais me retrouver à 7 ans moi aussi, parmi les petits Samuel-reste-assis
ou les Olivier-tu-m’épates, Caroline-enlève-les-doigts-de-ton-nez, et les Juliette-belle-pirouette. J’aimerais, moi aussi, être émerveillée et dire avec eux, à l’unisson : «Wow, il est esstrarrdinnaire!».

Quand on parle des bienfaits du cirque, on parle entre autres de respect de l’autre, de la reconnaissance de la différence,  de la solidarité, de la confiance, de l’estime de soi, et de l’épanouissement personnel. J’ai vu de mes yeux vu, des enfants fiers de rattraper une balle, à vouloir recommencer encore et encore. J’ai vu une fillette différente des autres, faire comme les autres et être applaudie par ceux qui souvent l’ignorent. J’ai vu un enfant turbulent réussir à écouter le bruit que fait un foulard en tombant sur le sol. Avec eux, j’ai vécu deux jours de jeux qui nous a permis à tous de se dépasser.

Et quand 16 h a sonné, le cirque a plié bagage, les ballons se sont dégonflés, le trampoline s’est détendu, mais la galaxie est toujours scintillante. Les parents tiennent la main qui apprenait à jongler aujourd’hui, enfile une botte à un pied de cirque sans savoir, habille un jeune qui maintenant sait faire du diabolo.

Je rentre à la maison, raquée, brulée, vidée, mais le clown en moi est ravi d’avoir mis des étoiles dans les yeux de ces enfants qui en redemandent  et qui n’oublieront jamais cette journée.

L’école de cirque de Gaspé offre des initiations aux arts du cirque dans les écoles, mais aussi auprès d’organismes, d’entreprises et autres groupes qui désirent vivre cette expérience «esstrarrdinnaire».

Une formation est aussi offerte pour développer des compétences disciplinaires et didactiques pour œuvrer comme instructeur en arts du cirque. Quel bonheur de travailler avec eux. Je vous invite à visiter leur site internet, et, pourquoi pas, l’école de cirque afin de découvrir par vous-même l’enfant en vous qui ne veut que jouer.

 

 

 

fou
Société

Y’a de quoi rendre fou un village

20 janvier 2012, 16:53

Je me revois encore à 3 h du matin, obligée de mettre tout le monde dehors. On me suppliait : « un dernier verre !!! » La place était encore pleine de fous rires et d’accolades ivres d’une soirée bien arrosée. Un dernier verre…après c’est fini.

J’imagine que c’était comme ça qu’on a fermé la dernière soirée aussi.

Ce matin, avant même mon premier café, j’apprends par Facebook que le Fou du Village n’est plus, hier était la dernière soirée. Depuis quelques semaines déjà, la place perdait des plumes… ce qu’on appelle le perron de l’Église du village, se voyait abandonné par ses païens, des croyants pratiquants qui, cette fois, perdaient la foi au miracle. Il va sans dire des bobards sur cette histoire pour laquelle nous n’avons aucune explication. Un long et lourd silence, comme ce silence qui envahit la place une fois que les fêtards sont couchés. Le village est en deuil et sans réponse. On y a passé nos soirées…on pourrait au moins savoir pourquoi. Qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ? Pas de réponse. Y’a pas que le bar qu’ils ont fermé…

Je me revois encore à 16h30 le jeudi, m’assurer que tout est prêt pour accueillir les fidèles, ceux qui chaque semaine reviennent. À 17 h 00 la place était pleine. Ceux-là mêmes qui étaient là aussi le 18 juillet 1995, ceux-là mêmes qui étaient là hier soir pour le last call, le dernier. Mais les propriétaires eux, n’y étaient pas, et moi non plus. Je le regrette, je ne savais pas. Je regrette de n’avoir pu remercier les clients, de n’avoir pas trinqué à leur santé une dernière fois, de n’avoir pu leur payer une tournée. Je regrette de n’avoir pu fermer la place dignement avec eux et un shooter. Aujourd’hui, c’est un bien plate lendemain de veille. J’ai l’impression d’avoir perdu un ami.

Qu’adviendra-t-il de ce lieu, de ce bâtiment, de ce pic au cœur du village. Que seront ce comptoir et ce plancher ? Où mettront-ils l’escalier ? Qu’adviendra-t-il de ces accords de guitares, de ces bottes laissées juste à côté de la piste de danse, de ce fond de bouteille qu’on voudrait jamais ne voir se vider ? Qu’adviendra-t-il des froides soirées d’été réchauffées par le foyer sur la terrasse, ce même feu arrosé par des pichets d’eau un peu plus tard ? Et tout le reste…

Eh bien! soyez heureux parce qu’il ne peut qu’arriver quelque chose de mieux. Des idées, y’en a mille ! Depuis longtemps, on nous raconte au comptoir des histoires, des projets, des plans d’affaires, des idées à faire. Il suffit d’un peu de passion, beaucoup de rénovations, du temps pour s’investir, et de l’amour de la place, beaucoup d’amour pour faire changement.

Venez, j’vous paye un dernier verre…un dernier !