Une investiture dans Bonaventure qui fait jaser

9 mars 2012 1 commentaire

Par Thierry Haroun

Quand Raynald Blais a annoncé à GRAFFICI.CA lundi qu’il se portait candidat à l’investiture du Parti québécois dans Bonaventure, les organisateurs du parti de René Lévesque ne pouvaient pas demander mieux d’un point de vue publicitaire. Mais qui de Sylvain Roy ou de Raynald Blais en sortira gagnant?

C’est difficile à dire pour l’instant, mais en attendant, les deux camps sont à faire travailler leur réseau respectif pour faire sortir le vote lors des investitures du 17 mars à Port-Daniel et du lendemain à Maria.

Mais quoi qu’il advienne, le parti en sortira gagnant en raison de la couverture médiatique qui donnera l’occasion aux péquistes de lancer leurs idées sur la place publique. Revenons à Raynald Blais. L’annonce de son retour en politique n’a rien de surprenant. Quand il a annoncé en mars 2011 qu’il ne se représentait pas à titre de député dans Gaspésie-les-Îles sous la bannière du Bloc québécois qu’il portait fièrement depuis 2004, il avait clairement laissé entendre un retour éventuel en politique voire comme député du PQ. Rappelons que Blais a le tour de faire parler de lui, sans parler de son flair. C’est-à-dire?

Primo, en se retirant de la vie politique en mars dernier, il a évité une probable défaite aux mains de la vague orange néodémocrate qui a même éjecté de son siège le chef bloquiste, Gilles Duceppe, que l’on croyait pourtant imprenable. D’autre part, lors de l’investiture péquiste dans Bonaventure l’automne dernier dans le cadre de l’élection partielle du 5 décembre, Raynald Blais avait laissé entendre qu’il pourrait se présenter, mais s’y est finalement soustrait.

La raison? «La crise interne au PQ, c’est loin d’être motivant et on n’a comme pas l’impression que c’est terminée. Et tout ça, ça jette un discrédit sur le parti que j’aurais pu éventuellement représenter.»

Au final c’est Sylvain Roy qui s’est cassé les dents dans Bonaventure alors que Arsenault a surfé sur la vague de Nathalie Normandeau pour remporter. Sauf que la donne Normandeau ne jouera plus à la prochaine élection et Blais le sait. Il ne le dira pas publiquement, mais c’est l’une des raisons qui l’a poussé à tenter sa chance. D’autant que les chicanes au PQ sont chose du passé : tout le monde ou presque est rentré au bercail, les sondages sont favorables à la chef Pauline Marois et au parti alors que le gouvernement libéral sent le lait brûlé.

Blais a du flair et des deux candidats que Arsenault ne voudra pas affronter, c’est bien l’ancien bloquiste qu’il sait coriace. Mais encore. Arsenault pourra toujours invoqué que Blais lui a lancé des fleurs un peu avant la campagne électorale quand il a déclaré : «Je ne suis pas libéral, mais j’avoue que Damien est une très bonne candidature. J’ai eu l’occasion de collaborer dans des dossiers avec Damien et je considère que c’est une très bonne personne, à l’écoute et d’équipe. Je lui souhaite bonne chance.»

Une déclaration reprise par le premier ministre Jean Charest lors de sa première visite dans Bonaventure en tout début de campagne. Et M. Charest ne se fera pas prier pour la remettre sur le tapis lors du prochain pugilat électoral, si d’aventure Blais gagne l’investiture, bien sûr.

Justement, à ce titre, Blais a des appuis du côté est du comté, soit notamment à Port-Daniel où il est né et à Chandler, où il habite. Sylvain Roy a ses appuis à l’autre bout du comté soit à Maria et à Carleton-sur-Mer où il enseigne. Une investiture qui n’a pas fini de faire jaser.

***
Le blogue du libre revient rapidement sur la saga de la place François-Mitterand qui a finalement pris fin avec la décision de la municipalité de ne pas nommer le nouvel espace-parc du nom de l’ex-président de la France situé au centre-ville. Il portera le nom d’«espace vers».

En contrepartie, le musée de la Gaspésie consacrera une place à M. Mitterand en ses lieux. Un compromis qui a fait consensus au sein de la population. Bien. Reste que l’«espace vers» aura pour vocation d’être une sorte de kiosque  touristique qui  indiquera aux touristes où se trouve telle ou telle attraction comme si les guides, les sites Internet, la chambre de commerce et de tourisme, Escale Gaspésie, l’ATR et consorts ne suffisent pas à la demande!

Au final, c’est décevant parce que, encore une fois, on vient ici faire la preuve que le touriste passe avant tout. On avait ici l’occasion de lancer un appel au public pour y trouver un nom qui célèbrerait notre passé, notre identité, mais on a préféré passer au plus simple pour étouffer l’affaire. Tout le monde applaudit et on passe à un autre appel. Quand le tourisme prend le pas sur la célébration de notre histoire, on perd collectivement.

1 commentaire
New G a écrit le 27 mars 2012 :

Raynald Blais dans Bonaventure ? il n’a jamais rien fait au fédéral à quoi s’attendre de mieux au provincial ?

Vaut mieux en rire

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