Le PQ pourrait l’emporter dans Bonaventure

11 novembre 2011 13 commentaires

J’en conviens, le titre est un peu gros, mais à bien y penser, une victoire du Parti québécois dans le comté de Bonaventure est possible.

Cette réflexion m’est venue dans le cadre d’un vox populi de Radio-Canada cette semaine dans Bonaventure, alors qu’un citoyen estimait que le vote devrait être serré. La sagesse du peuple est toujours à considérer. Dans cette optique, une recherche historique s’imposait et voyez par vous-mêmes certains chiffres qui sont parlants.

En 1994, le candidat péquiste à l’élection partielle du 21 février dans Bonaventure, Marcel Landry, avait coiffé au poteau sa rivale libérale, Nicole Appleby, actuelle mairesse de New Richmond, par 2678 voix. Toujours en 1994, à l’élection générale du 24 octobre, ce même Marcel Landry avait gagné par une majorité de 2306 voix sur son rival, Mario Morin.

À l’élection générale suivante, en 1998, Marcel Landry a perdu – et tenez-vous bien – par seulement 160 voix au profit de Nathalie Normandeau. Chacun peut tirer ses conclusions.

Mais à regarder de plus près, 160 voix c’est très peu. Mme Normandeau a profité par la suite de la vague libérale pour se faire réélire, en 2003. En revanche, c’est davantage sa notoriété que la popularité de son parti qui l’a fait élire aux élections de 2007 et 2008.

Or, on aura compris que l’actuelle élection partielle est ouverte pour le candidat péquiste, Sylvain Roy, du fait que la donne «Normandeau» ne joue pas autant dans la balance même si elle a promis d’être aux côtés du libéral, Damien Arsenault, pendant la campagne. Deuxièmement, le Parti libéral est au plus bas dans les sondages. Trois, les sondages internes des péquistes indiquent que les péquistes et les libéraux sont nez-à-nez dans Bonaventure.

Reste que la machine libérale dans Bonaventure est des plus compétentes sur le plan de l’organisation au Québec. Cette machine peut très bien influer sur le vote. Des bouchées doubles s’imposent donc pour les péquistes, s’ils rêvent encore de prendre ce bastion que Marcel Landry a pu percer à deux reprises, presque trois.

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La nouvelle du 4 novembre de GRAFFICI.CA qui portait sur des affiches libérales qui avaient été posées avant le décret ministériel annonçant le jour de l’élection a beaucoup fait réagir.

Le Parti libéral s’était défendu en expliquant que c’était un malentendu, un cas isolé et  que cette pratique n’a pas lieu d’être. Or, dans Le Devoir du 5 novembre, un citoyen de Saint-Antoine-de-Tilly soulignait, par l’entremise d’une lettre, avoir lui-même constaté que des pancartes libérales «ornaient les poteaux plusieurs heures» avant le décret du 26 octobre 2010 dans le cadre de l’élection partielle dans Kamouraska-Témiscouata du 29 novembre suivant. Et devinez quoi, c’est le péquiste André Simard qui a causé la surprise en battant la libérale, France Dionne, par 196 voix. À vous d’en tirer les conclusions.

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