Interdire les sondages électoraux ?

30 septembre 2011 11 commentaires

Par Thierry Haroun

Le Journal de Québec nous apprenait cette semaine que le député de Matane, Pascal Bérubé, souhaite interdire la publication de sondages pendant les campagnes électorales.

Cette proposition est issue d’un document intitulé «Rétablir la confiance entre la population et les élus». M. Bérubé indiquait que «la publication de tels sondages nuit à la participation électorale. Ils sont en effet susceptibles de démobiliser certains électeurs qui, au fait de la tendance, sont assurés de ne pas voir leur candidat remporter et sont donc moins enclins à se rendre aux urnes». C’est une curieuse idée,  mais non moins intéressante. Son argument selon lequel les sondages peuvent avoir un effet démobilisateur sur le plan de la participation citoyenne reste à être démontré statistiquement, mais il semble tout de même logique, à première vue.

On pourrait se permettre d’avancer que les sondages influent sur le vote.
Et même là on peut se tromper. À preuve, souvenons-nous du sondage publié dans GRAFFICI lors de la dernière campagne électorale fédérale dans la région qui donnait largement gagnant le bloquiste, Daniel Côté.

Ses concurrents estimaient que ce coup de sonde lui conférait une victoire assurée du fait que l’électeur en serait influencé. Erreur : c’est le candidat néo-démocrate qui a raflé la mise. Reste que les sondages demeurent essentiels. D’une part, les partis politiques ne peuvent pas s’en passer, ni les médias. Les sondages soufflent le chaud et le froid pendant une campagne. En clair, une campagne électorale sans sondages serait morne. Ce sont les sondages qui souvent maintiennent l’attention sur une campagne et par conséquent rappelle à la population qu’en bout de piste il faut voter. La proposition de Bérubé reste donc difficile à trancher.

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En réponse à la question soulevée par le blogue du Libre la semaine dernière à savoir si le dépassement de coûts de la construction du gymnase du campus de  Carleton est de 800 000 $ ou de 2,4 millions $, la direction des communications du collège de la Gaspésie-les-Îles tient à préciser que ce chiffre est de 600 000 $.

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