Merci à la jeunesse !
20 avril 2012, 11:15Par Thierry Haroun
Il est rassurant de voir nos jeunes dans la rue revendiquer une éducation abordable pour tous. Merci à vous et tenez bon !
Voilà des semaines que la jeunesse québécoise sillonne les rues de la province pour revendiquer le droit à une éducation abordable. Voilà des semaines que les jeunes secouent les colonnes du temple pour dire combien ils tiennent à une société qui leur sera juste. Voilà des semaines qu’ils rêvent à un Québec qui répondra à leurs aspirations. Voilà des semaines qu’ils manifestent pour une société qui sera à leur hauteur. Voilà des semaines qu’ils disent non à une hausse des frais de scolarité !
Or voilà trop longtemps que le gouvernement du Québec n’agit pas en gouvernement. Voilà trop longtemps que le premier ministre Jean Charest n’agit pas en homme d’état. Voilà trop longtemps que la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp n’agit pas en femme d’État. En refusant de négocier avec la jeunesse qui est dans rue, c’est un camouflet à la démocratie que nous sert le gouvernement Charest. Si 200 000 jeunes dans la rue ne peuvent être entendus par un gouvernement, qui de toute évidence fait preuve d’aveuglement volontaire pour mieux satisfaire sa base électorale, qui donc peut être entendu en ce bas monde ?
Il n’empêche, voir la jeunesse se tenir debout me rassure sur la suite du monde.
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En parlant d’écoute, le Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie-les-Îles demande l’équité pour la région en ce qui concerne les crédits alloués aux maisons de la famille. L’an dernier le budget du Québec accordait deux millions de dollars en sécurité alimentaire. De cette somme, la Gaspésie n’a touché que 21 000 $, ce qui représentait moins de 2 000 $ par organisme, déplore la coordonnatrice du ROCGIM, Geneviève Giguère.
À titre comparatif, en Abitibi-Temiscamingue les organismes ont obtenu entre 5 000 $ et 6 000 $, soit trois plus, soulève encore Mme Giguère. Avec raison, elle enjoint donc les élus de la Gaspésie de s’assurer, lors des études de crédits qui auront lieu la semaine prochaine, que les Gaspésiens touchent leur juste part des 2 millions de dollars consacrés cette année aux maisons de la famille. Elles sont six en Gaspésie et aux Îles. Souhaitons que cet appel soit entendu.
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En raison de mes nouvelles fonctions professionnelles qui prennent beaucoup de mon temps, le Blogue du Libre vous quitte. Toutefois, il reviendra sous d’autres formes en temps opportuns, notamment en campagne électorale. Merci aux lecteurs d’avoir apporté leur pierre à l’édification de cette tribune qui m’était chère.
PQ : Investiture controversée
20 mars 2012, 9:55Par Thierry Haroun
C’est l’enseignant Sylvain Roy qui a remporté en fin de semaine dernière l’investiture du Parti québécois dans Bonaventure. Une investiture qui n’est pas sans taches.
M. Roy a donc battu Raynald Blais, ex-député bloquiste dans Gaspésie-les-Îles, mais on ne sait pas par quelle marge. Le Parti québécois refuse de dévoiler les résultats. Tout ce qu’on sait, c’est que 124 personnes se sont prévalues de leur droit de vote lors de l’assemblée d’investiture du parti qui s’est déroulée samedi à Port-Daniel et dimanche à Maria: 54 à Port-Daniel et 70 à Maria pour être plus précis.
Une source interne au PQ confie au Blogue du Libre que le refus de dévoiler les résultats publiquement s’explique par le fait que l’on souhaite éviter une controverse. Depuis quand le résultat chiffré d’un vote n’est pas dévoilé, surtout lorsqu’on invite les journalistes à couvrir l’événement.
Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond ici. Ce manque de transparence des péquistes pourrait leur nuire éventuellement. En clair, on ne voit pas comment pendant la campagne électorale Sylvain Roy pourra taxer le Parti libéral et son candidat Damien Arsenault de manque de transparence sur tel ou tel dossier.
Disons que les péquistes dans Bonaventure viennent de piler sur une pelure de banane et Damien Arsenault s’assurera de le rappeler lors du pugilat électoral.
Cela dit, les péquistes ont opté pour la continuité en misant sur M. Roy. Ce n’est pas une mauvaise chose. Le PQ dans Bonaventure avait justement pris la mauvaise habitude de changer de candidat à toutes les élections, et ce depuis 1973, à l’exception de 1994 et 1998 avec Marcel Landry.
Indignez-vous, prise 2!
16 mars 2012, 9:34Par Thierry Haroun
Après les banques alimentaires en Gaspésie qui menacent de fermer leurs portes faute d’argent pour fonctionner, c’est maintenant au tour du Regroupement des organismes communautaires et alternatifs en santé mentale de crier famine. Encore une fois, l’indignation s’impose.
Au point où vont les choses dans la région, c’est à se demander si on ne fera pas de l’indignation un nouveau créneau d’excellence en Gaspésie. Écoutez, la dernière infortune abracadabrante en date concerne ces maisons d’hébergement.
Elles sont cinq dans la région, qui viennent en aide à des personnes qui sont aux prises avec des problèmes sociaux. Celles-ci manquent d’argent pour fonctionner adéquatement à l’année. Leur situation financière est à ce point critique qu’elles ont pour seule bouée leur marge de crédit. Et Québec fait la sourde oreille. Vous êtes surpris? Si vous n’êtes pas indigné, la porte-parole du Regroupement, Dominique Bouchard, l’est, et le blogue du Libre l’appui sans réserve dans ses démarches. Lisez seulement ce qu’elle avait à dire au cours des derniers jours.
«Je fais des miracles avec rien. Je me prostitue pour aller chercher des 2 000 $ ou des 3 000 $ dans les fondations. Je passe ma vie à quêter! Est-ce que je peux arrêter de quêter et faire mon travail comme il le faut», a-t-elle dit à CHAU.
Vous croyez que ce qu’elle a dit dépassait sa pensée. Et bien détrompez-vous parce qu’elle a beurré, avec raison, tout aussi épais à GRAFFICI.CA quelques jours plus tard en concédant une certaine fatigue. «Nous autres on ne se bat plus, on est épuisé. L’urgence est bien réelle, on est à bout de souffle, on est épuisé de se prostituer pour des miettes.»
On fait quoi maintenant comme société, qui se dit solidaire ? On garde les deux pieds sur la télé en attendant la pizza «double pepperoni extra bacon» où on lance une mobilisation citoyenne et une pétition pour crier notre indignation devant une telle déveine?
Ah j’oubliais, lisons la suite de la déclaration de Mme Bouchard quand elle parle du Centre Accalmie, l’organisme qu’elle dirige. «Moi mon versement pour le mois d’avril va être d’environ 50 000 $. J’ai besoin de 45 000 $ pour fonctionner pendant un mois, ça fait que je vais faire le mois d’avril, le mois de mai je vais embarquer sur la marge de crédit, pis quand elle va être remplie à 35 000 $; ben au début de juin je ferme les portes.» Pendant ce temps, on n’ose pas taxer davantage les minières, ni les transactions boursières, au cas où cela nuirait à l’économie. Des choix de société, dit-on.
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Indigné, disions-nous ? La préfète de Rocher-Percé, Diane Lebouthillier l’était tout autant à propos d’une récente série de textes publiés par le Journal de Montréal qui dépeignait la région sous un angle catastrophiste. Mme Lebouthillier a été secouée, disons-le ainsi. «Je trouve ça d’autant plus dommage qu’on est présentement dans une période où les gens planifient leurs vacances pour la saison estivale. Si j’étais quelqu’un de la ville, j’y penserais par deux fois avant de venir ici et voir des gens qui sont aussi misérables. Je ne voudrais pas voir ça durant mes vacances.» Entendu dans un reportage à CHNC où elle donnait des exemples de réussite dans la région pour contrecarrer les reportages du vaisseau amiral de Quebecor Média.
L’indignation numéro trois nous est gracieusement offerte par le directeur régional de la FTQ, Alain Harrisson, qui a aussi pété sa coche, non sans raison, chers amis, sur la question des retards concernant le traitement des demandes d’assurance-emploi. On décline joyeusement. «Il faut chialer, monsieur. Il faut montrer à ce gouvernement-là qu’on est très mécontent, très mécontent! Vous savez, les Québécois, on a souvent besoin d’un coup de pied au cul pour se réveiller. Je pense que la population doit absolument dénoncer ça!»
Alors vous commandez la pizza all dressed assis confortablement devant l’écran HD ou vous vous indignez pour faire de cette société un endroit plus juste ?
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Chers lecteurs, pour des raisons de changement d’horaire professionnel, le Blogue du Libre ne paraîtra plus de manière régulière le vendredi. Il sera plutôt publié quand l’actualité l’appellera, particulièrement en période électorale. Merci de votre fidélité.
Une investiture dans Bonaventure qui fait jaser
9 mars 2012, 8:00Par Thierry Haroun
Quand Raynald Blais a annoncé à GRAFFICI.CA lundi qu’il se portait candidat à l’investiture du Parti québécois dans Bonaventure, les organisateurs du parti de René Lévesque ne pouvaient pas demander mieux d’un point de vue publicitaire. Mais qui de Sylvain Roy ou de Raynald Blais en sortira gagnant?
C’est difficile à dire pour l’instant, mais en attendant, les deux camps sont à faire travailler leur réseau respectif pour faire sortir le vote lors des investitures du 17 mars à Port-Daniel et du lendemain à Maria.
Mais quoi qu’il advienne, le parti en sortira gagnant en raison de la couverture médiatique qui donnera l’occasion aux péquistes de lancer leurs idées sur la place publique. Revenons à Raynald Blais. L’annonce de son retour en politique n’a rien de surprenant. Quand il a annoncé en mars 2011 qu’il ne se représentait pas à titre de député dans Gaspésie-les-Îles sous la bannière du Bloc québécois qu’il portait fièrement depuis 2004, il avait clairement laissé entendre un retour éventuel en politique voire comme député du PQ. Rappelons que Blais a le tour de faire parler de lui, sans parler de son flair. C’est-à-dire?
Primo, en se retirant de la vie politique en mars dernier, il a évité une probable défaite aux mains de la vague orange néodémocrate qui a même éjecté de son siège le chef bloquiste, Gilles Duceppe, que l’on croyait pourtant imprenable. D’autre part, lors de l’investiture péquiste dans Bonaventure l’automne dernier dans le cadre de l’élection partielle du 5 décembre, Raynald Blais avait laissé entendre qu’il pourrait se présenter, mais s’y est finalement soustrait.
La raison? «La crise interne au PQ, c’est loin d’être motivant et on n’a comme pas l’impression que c’est terminée. Et tout ça, ça jette un discrédit sur le parti que j’aurais pu éventuellement représenter.»
Au final c’est Sylvain Roy qui s’est cassé les dents dans Bonaventure alors que Arsenault a surfé sur la vague de Nathalie Normandeau pour remporter. Sauf que la donne Normandeau ne jouera plus à la prochaine élection et Blais le sait. Il ne le dira pas publiquement, mais c’est l’une des raisons qui l’a poussé à tenter sa chance. D’autant que les chicanes au PQ sont chose du passé : tout le monde ou presque est rentré au bercail, les sondages sont favorables à la chef Pauline Marois et au parti alors que le gouvernement libéral sent le lait brûlé.
Blais a du flair et des deux candidats que Arsenault ne voudra pas affronter, c’est bien l’ancien bloquiste qu’il sait coriace. Mais encore. Arsenault pourra toujours invoqué que Blais lui a lancé des fleurs un peu avant la campagne électorale quand il a déclaré : «Je ne suis pas libéral, mais j’avoue que Damien est une très bonne candidature. J’ai eu l’occasion de collaborer dans des dossiers avec Damien et je considère que c’est une très bonne personne, à l’écoute et d’équipe. Je lui souhaite bonne chance.»
Une déclaration reprise par le premier ministre Jean Charest lors de sa première visite dans Bonaventure en tout début de campagne. Et M. Charest ne se fera pas prier pour la remettre sur le tapis lors du prochain pugilat électoral, si d’aventure Blais gagne l’investiture, bien sûr.
Justement, à ce titre, Blais a des appuis du côté est du comté, soit notamment à Port-Daniel où il est né et à Chandler, où il habite. Sylvain Roy a ses appuis à l’autre bout du comté soit à Maria et à Carleton-sur-Mer où il enseigne. Une investiture qui n’a pas fini de faire jaser.
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Le blogue du libre revient rapidement sur la saga de la place François-Mitterand qui a finalement pris fin avec la décision de la municipalité de ne pas nommer le nouvel espace-parc du nom de l’ex-président de la France situé au centre-ville. Il portera le nom d’«espace vers».
En contrepartie, le musée de la Gaspésie consacrera une place à M. Mitterand en ses lieux. Un compromis qui a fait consensus au sein de la population. Bien. Reste que l’«espace vers» aura pour vocation d’être une sorte de kiosque touristique qui indiquera aux touristes où se trouve telle ou telle attraction comme si les guides, les sites Internet, la chambre de commerce et de tourisme, Escale Gaspésie, l’ATR et consorts ne suffisent pas à la demande!
Au final, c’est décevant parce que, encore une fois, on vient ici faire la preuve que le touriste passe avant tout. On avait ici l’occasion de lancer un appel au public pour y trouver un nom qui célèbrerait notre passé, notre identité, mais on a préféré passer au plus simple pour étouffer l’affaire. Tout le monde applaudit et on passe à un autre appel. Quand le tourisme prend le pas sur la célébration de notre histoire, on perd collectivement.
Pour en finir avec la Place François-Mitterand
2 mars 2012, 8:02Par Thierry Haroun
Au moment même où on pensait que la controverse autour de la «Place François-Mitterand» au centre-ville de Gaspé s’estompait, voilà que le débat reprend de plus belle. Il faudra bien en finir un jour avec ce débat qui jette une sombre image sur Gaspé.
Mercredi, l’éminent historien et auteur, Mario Mimeault, cosignait une lettre à titre de simple citoyen dans le journal Le Pharillon qui porte le titre suivant : «Le Parc-des-Colonisés», en référence au parc François-Mitterand.
Rappelons que la municipalité avait pris récemment la décision, à la recommandation du fondateur de l’organisme Patrimoine Gaspésie, Jean-Marie Fallu, de baptiser un nouvel espace public «Place François-Mitterand». Et ce, en l’honneur de cet ancien président français qui était de passage à Gaspé il y a 25 ans.
On aura compris qu’avec son texte, M. Mimeault s’inscrit en faux avec l’idée d’honorer quelqu’un qui n’est pas de la région. Sans pour autant proposer un bâtisseur de la région, il soumet toutefois comme dénomination le «Parc-des-Colonisés». «Voilà, ajoute-t-il, qui nous vient bêtement à l’esprit quand nous percevons les relents d’une autre époque dont nous nous croyions émancipés.»
Une approche qui a fait sursauter, Jean-Marie Fallu, historien de renom lui aussi, qui y voit une fermeture d’esprit, confiait-il en entrevue à CHNC. «On n’est pas un village replié sur lui-même qui veut seulement mettre en valeur ses personnages. On le fait déjà et on le fait tout le temps. Mais il faut aussi faire la part des choses et favoriser une équité sur le plan commémoratif. Il faut que la France ait la place que l’Angleterre a eue dans la toponymie de Gaspé.»
Il est vrai comme le souligne M. Fallu que l’idée de se dire «colonisés» du fait qu’on honore un étranger peut laisser croire à une fermeture sur le monde, alors que de souligner l’apport de nos cousins d’outre-Atlantique fait preuve d’ouverture sur le monde. Deux visions se confrontent et la municipalité devra concilier. À ce titre, le blogue du Libre a appris que le parc dont on parle ne portera finalement pas le nom de l’ex-président de la république française, mais qu’un autre endroit lui sera dédié. Le parc portera un autre nom qui fera, semble-t-il, consensus.
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Récemment, le conseiller du district numéro 3 de Port-Daniel-Gascons, Tony Langlois, a fait paraître dans sa page Facebook une lettre par laquelle il dénonçait la décision du maire Maurice Anglehart de hausser rétroactivement à 2001 les salaires des élus. Une décision qui augmenterait le revenu mensuel d’un conseiller de 125 $ et celui du premier magistrat de 375 $. M. Langlois s’y est refusé par souci de transparence, d’éthique et d’intégrité. Cela a provoqué une crise chez élus qui ont finalement voté contre cette approche du maire lors de la dernière assemblée municipale. De son côté, le maire Anglehart, qui a toujours clamé que tout a été fait selon les règles de l’art, a demandé un avis juridique sur cette question.
Le blogue du Libre s’est justement penché sur la Loi portant sur le traitement des élus municipaux. Et à première vue, on ne voit pas comment le maire aura gain de cause. À propos de la rétroactivité de la hausse des salaires, il est dit dans la loi que «le règlement peut rétroagir au 1er janvier de l’année au cours de laquelle il entre en vigueur.»
Voici trois autres articles de la loi qui peuvent profiter au débat en cours
1- Le règlement peut prévoir que la rémunération sera indexée à la hausse, le cas échéant, pour chaque exercice financier à compter de celui qui commence après son entrée en vigueur.
2- L’adoption du règlement doit être faite au cours d’une séance régulière du conseil et être précédée de la présentation d’un projet de règlement et de la publication d’un avis public conformément aux articles 8 et 9.
3- Le projet de règlement est présenté lors d’une séance du conseil par le membre qui donne l’avis de motion ou, selon le cas, par le comité exécutif.
Un dossier à suivre
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Le blogue du Libre de la semaine dernière portant sur le problème du financement des banques d’aide alimentaire de la région a suscité bien des réactions et de l’indignation. Avec raison. Le blogue du Libre soumet l’idée suivante pour financer la lutte à la pauvreté sur une base permanente. Augmenter d’un cent le litre la taxe sur l’essence dans la région de la Gaspésie-les-Îles, ce qui rapporterait 1,5 million de dollars par année. Si on l’a fait pour le transport collectif, pourquoi pas le faire pour lutter contre la pauvreté?