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Pas négociable

21 mai 2014, 10:46

Par Thierry Haroun

Le Libre arbitre ne s’oppose pas à la disparition éventuelle de la circonscription de Gaspé à la faveur d’une fusion avec celle des Îles-de-la-Madeleine afin d’en former une nouvelle de sorte à répondre aux critères de la Loi électorale.

Le débat sur la disparition du comté de Gaspé reprend de plus belle à la lumière de la révision de la carte électorale par le Directeur général des élections. Ce comté ne répond pas aux critères de la Loi qui exige que le nombre d’électeurs d’un comté ne soit ni inférieur ni supérieur de 25 % à la moyenne québécoise. Gaspé dépasse largement ce chiffre, s’établissant 32 % sous la moyenne avec 30 850 électeurs. Et pour les Îles, qui jouissent d’un statut particulier, on est loin du compte avec 10 855 électeurs. En fusionnant les deux, on atteint pratiquement la moyenne provinciale de 45 000 électeurs. Or, les élus de notre région et autres tenants de la sauvegarde des deux comtés se disent prêts à monter aux barricades pour maintenir le statu quo. Un statu quo qui, de fait, exige qu’on doive revoir la Loi en proposant une formule qui prendrait en compte les réalités régionales, telles que la grandeur du comté, le principe d’occupation du territoire et le maintien de la représentativité à l’Assemblée nationale. Tel est en somme l’argumentaire de notre classe politique. Vous aurez aussi compris que d’un strict point de vue politique, il n’est pas bien vu d’être pour la disparition d’une circonscription.

Au-delà de ça, l’argumentaire de notre classe politique peut sembler logique sur le plan régional, mais en appliquant une telle approche, c’est le principe fondateur de notre démocratie qui en prend pour son rhume, soit l’implacable principe « d’un citoyen, un vote ». Et ça, ce n’est pas négociable. Un vote, c’est un vote, que vous habitiez au Saguenay, sur la Côte-Nord, au Témiscamingue ou à Gaspé. On ne peut pas jouer avec la démocratie en révisant la Loi pour répondre à un besoin particulier d’une région. Le cas échéant, on ouvre une boîte de Pandore où chaque région formulera à un moment ou à un autre ses propres demandes. Le principe « d’un vote, un citoyen » doit demeurer aussi sacré que l’est le principe de la majorité simple du 50 % plus un lors d’un référendum ou autre votation. Au risque de marteler le message, on ne peut pas jouer avec la démocratie parce que tout espace laissé vacant par la démocratie est comblé par l’arbitraire. À cela, le Libre arbitre dit non. Les tenants de la sauvegarde du comté invoquent les distances qu’aura à parcourir un député, si fusion il y avait entre Gaspé et les Îles. Philip Toone, le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles, couvre un territoire encore plus grand et aux dernières nouvelles, personne ne s’est plaint de son travail. D’autant qu’avec la panoplie des modes de communication d’aujourd’hui, les distances ne sont plus un obstacle pour joindre un citoyen. Et si fusion il y avait, l’argent qui était auparavant dévolu au budget du député qui a perdu son comté serait versé au nouveau comté pour engager le personnel nécessaire pour assurer une présence sur l’ensemble du nouveau territoire.

Maintenant, est-ce que tout ce débat est futile? Peut-être. Pensez-vous vraiment que le Parti libéral du Québec, qui détient les Îles avec Germain Chevarie, appuierait une démarche qui viserait à fusionner les deux comtés? Pensez-vous que le Parti québécois appuierait aussi une telle démarche, sachant que les gens des Îles ont tendance à voter rouge plus souvent qu’à leur tour (1973, 1985, 1989, 1994, 2008, 2014), ce qui pourrait faire basculer le nouveau comté du côté du PLQ? C’est que voilà, au-delà des discours bien intentionnés, il existe une partisanerie crasse qui est bien ancrée chez les stratèges des partis politiques. Par ailleurs, du moment où les députés traitent de la carte électorale, il y a apparence de conflit d’intérêts. Laissons le DGE faire son travail et évitons que le politique se mêle de l’administratif. Par conséquent, on fera l’économie de l’arbitraire. Bon débat.

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Qu’est-ce qui nous attend?

16 avril 2014, 13:34

Qu’adviendra-t-il de la Gaspésie au cours des quatre prochaines années sous un gouvernement libéral dirigé par Philippe Couillard?

Pendant la campagne électorale, M. Couillard a été forcé par les journalistes de se mouiller. Ainsi, il s’est engagé à prendre sous son aile le développement de la région. Concernant le projet de cimenterie à Port-Daniel, son gouvernement l’appuierait dans la mesure où il ne nuit pas au secteur cimentier. « Je rappellerai aux Gaspésiens que nous préconisons le partage des redevances gazières et pétrolières avec les régions », a-t-il précisé en ce qui a trait au développement des hydrocarbures. Et aux questionnements formulés par le maire de Gaspé, Daniel Côté, quant à un règlement sur la protection sur l’eau potable, M. Couillard a répondu « qu’il faut d’abord adopter une loi sur les hydrocarbures et par la suite préciser le règlement sur l’eau potable qui a d’ailleurs été laissé de côté pendant des mois [par les péquistes] ». Voilà qui est clair. Maintenant, qu’adviendra-t-il de l’École des pêches et de l’aquaculture de Grande-Rivière, dont l’avenir était assuré sous les péquistes alors qu’un plan est prêt, mais dont le dévoilement a avorté en raison du déclenchement des élections? Qu’adviendra-t-il de l’aéroport du Rocher-Percé qui était destiné à devenir l’aéroport régional sous la férule de l’ex-ministre, Gaétan Lelièvre, qui en avait fait son cheval de bataille?

Autant de dossiers qui seront assurément suivis de près par les acteurs socioéconomiques, mais aussi par la députation péquiste, nommément Gaétan Lelièvre dans Gaspé qui a lancé ce message à Philippe Couillard quelques minutes après sa victoire. « M. Couillard peut prendre pour acquis que je serai un allié si je sens une volonté du nouveau gouvernement de continuer l’élan de la région. Mais c’est clair que si je ne sens pas cette volonté-là, M. Couillard va trouver un batailleur, un guerrier du développement de la région sur son territoire ». On notera aussi que M. Couillard s’est engagé à couper 10 % du personnel dans les agences régionales de la santé. À suivre dans notre région…

En rafale. Bonaventure n’est visiblement plus un château fort libéral avec une deuxième victoire consécutive de Sylvain Roy. La dernière fois que Bonaventure a été dans l’opposition, c’était sous le règne de la libérale Nathalie Normandeau, entre 1998 et 2003. Si les péquistes ont misé sur la continuité, les autres partis ont pris des allures de marchands de fortune avec leurs promesses. Exemples? Québec solidaire s’engageait à sortir de notre dépendance au pétrole avec des investissements de 23 milliards de dollars sur 15 ans. Le projet Saint-Laurent de la CAQ aurait créé 160 000 emplois en quatre ans. Le candidat dans Bonaventure, Jean-Marc Landry, a parlé de verser 1000 $ par famille, créer 1000 emplois et attirer 1000 citoyens dans la Baie-des-Chaleurs. S’il visait 1000 voix, il l’a atteint avec 1061 voix. C’était du n’importe quoi… Et Philippe Couillard mise sur une croissance de 2,1 % en 2014 pour redresser les finances publiques alors que les prévisions sont à 1,7 %. En parlant des « vraies affaires », le Libre arbitre recommande au prochain ministre de l’Éducation le livre ‘Une école pour tous : l’intégration des enfants handicapés ou en difficulté’, écrit par Richard Léonard, un citoyen de la Baie-des-Chaleurs, et qui m’a été remis pendant la campagne électorale.

Réagissant aux informations du Libre arbitre du mois dernier selon lesquelles Mme Normandeau serait sur les rangs pour représenter la Gaspésie-les-Îles sous la bannière libérale aux prochaines élections fédérales, l’ex-ministre a déclaré ceci à mon collègue du Soleil, Gilles Gagné : « J’ai toujours dit que je ne fermerais pas la porte à un retour en politique ». C’est faux. Le jour de sa démission en septembre 2011, elle déclarait ceci à Graffici.ca : « Je n’ai pas du tout l’intention de revenir en politique ». Avoir une mémoire sélective n’est-il pas le propre des gens qui ont été au pouvoir trop longtemps?

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Qu’est-ce qui nous attend?

16 avril 2014, 13:32

Qu’adviendra-t-il de la Gaspésie au cours des quatre prochaines années sous un gouvernement libéral dirigé par Philippe Couillard?

Pendant la campagne électorale, M. Couillard a été forcé par les journalistes de se mouiller. Ainsi, il s’est engagé à prendre sous son aile le développement de la région. Concernant le projet de cimenterie à Port-Daniel, son gouvernement l’appuierait dans la mesure où il ne nuit pas au secteur cimentier. « Je rappellerai aux Gaspésiens que nous préconisons le partage des redevances gazières et pétrolières avec les régions », a-t-il précisé en ce qui a trait au développement des hydrocarbures. Et aux questionnements formulés par le maire de Gaspé, Daniel Côté, quant à un règlement sur la protection sur l’eau potable, M. Couillard a répondu « qu’il faut d’abord adopter une loi sur les hydrocarbures et par la suite préciser le règlement sur l’eau potable qui a d’ailleurs été laissé de côté pendant des mois [par les péquistes] ». Voilà qui est clair. Maintenant, qu’adviendra-t-il de l’École des pêches et de l’aquaculture de Grande-Rivière, dont l’avenir était assuré sous les péquistes alors qu’un plan est prêt, mais dont le dévoilement a avorté en raison du déclenchement des élections? Qu’adviendra-t-il de l’aéroport du Rocher-Percé qui était destiné à devenir l’aéroport régional sous la férule de l’ex-ministre, Gaétan Lelièvre, qui en avait fait son cheval de bataille?

Autant de dossiers qui seront assurément suivis de près par les acteurs socioéconomiques, mais aussi par la députation péquiste, nommément Gaétan Lelièvre dans Gaspé qui a lancé ce message à Philippe Couillard quelques minutes après sa victoire. « M. Couillard peut prendre pour acquis que je serai un allié si je sens une volonté du nouveau gouvernement de continuer l’élan de la région. Mais c’est clair que si je ne sens pas cette volonté-là, M. Couillard va trouver un batailleur, un guerrier du développement de la région sur son territoire ». On notera aussi que M. Couillard s’est engagé à couper 10 % du personnel dans les agences régionales de la santé. À suivre dans notre région…

En rafale. Bonaventure n’est visiblement plus un château fort libéral avec une deuxième victoire consécutive de Sylvain Roy. La dernière fois que Bonaventure a été dans l’opposition, c’était sous le règne de la libérale Nathalie Normandeau, entre 1998 et 2003. Si les péquistes ont misé sur la continuité, les autres partis ont pris des allures de marchands de fortune avec leurs promesses. Exemples? Québec solidaire s’engageait à sortir de notre dépendance au pétrole avec des investissements de 23 milliards de dollars sur 15 ans. Le projet Saint-Laurent de la CAQ aurait créé 160 000 emplois en quatre ans. Le candidat dans Bonaventure, Jean-Marc Landry, a parlé de verser 1000 $ par famille, créer 1000 emplois et attirer 1000 citoyens dans la Baie-des-Chaleurs. S’il visait 1000 voix, il l’a atteint avec 1061 voix. C’était du n’importe quoi… Et Philippe Couillard mise sur une croissance de 2,1 % en 2014 pour redresser les finances publiques alors que les prévisions sont à 1,7 %. En parlant des « vraies affaires », le Libre arbitre recommande au prochain ministre de l’Éducation le livre ‘Une école pour tous : l’intégration des enfants handicapés ou en difficulté’, écrit par Richard Léonard, un citoyen de la Baie-des-Chaleurs, et qui m’a été remis pendant la campagne électorale.

Réagissant aux informations du Libre arbitre du mois dernier selon lesquelles Mme Normandeau serait sur les rangs pour représenter la Gaspésie-les-Îles sous la bannière libérale aux prochaines élections fédérales, l’ex-ministre a déclaré ceci à mon collègue du Soleil, Gilles Gagné : « J’ai toujours dit que je ne fermerais pas la porte à un retour en politique ». C’est faux. Le jour de sa démission en septembre 2011, elle déclarait ceci à Graffici.ca : « Je n’ai pas du tout l’intention de revenir en politique ». Avoir une mémoire sélective n’est-il pas le propre des gens qui ont été au pouvoir trop longtemps?

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Arsenault déjà en campagne

18 septembre 2013, 14:25

Quelques minutes après avoir remporté l’investiture libérale dans Bonaventure le 8 septembre, Damien Arsenault était déjà en campagne électorale. Le prochain pugilat électoral entre lui et le péquiste Sylvain Roy promet.

Les péquistes ont fait « bien des promesses » mais il y a eu « peu de résultats » a lancé Arsenault au sortir de sa victoire sur ses deux rivaux, soit André Poirier et François Whittom. L’ancien député de Bonaventure, qui semble n’avoir toujours pas avalé sa défaite à la dernière élection générale, est visiblement en campagne. La machine rouge est en marche. À suivre.

***

Le maire de Gaspé, François Roussy, a annoncé il y a peu qu’il quittait la vie politique à la fin de son mandat. Rien de surprenant pour ceux qui suivent la scène politique de près. Pas question ici de porter aux nues Roussy, ma collègue Marie-Claude Costisella, la grande manitou du Pharillon, s’en est amplement chargée dans sa chronique : une plume influente dans le grand Gaspé (il faut le dire). On retient de son discours de départ, un peu engoncé mais sincère, sa déclaration selon laquelle il dit vouloir quitter « pour peut-être mieux revenir ». Dans le langage usuel, cela se traduit ainsi : « Je reviendrai ». Roussy nous a heureusement épargné les larmes de crocodile et les paroles chagrines auxquelles nous ont habitués trop souvent ceux et celles qui quittent la vie politique. Pensons simplement aux libéraux, qui en ont fait une spécialité : Nathalie Normandeau, Jean Charest ou encore Monique Jérôme-Forget, qui ont quitté la vie publique « pour la vie », « s’occuper de mes petits-enfants » ou « apprendre l’espagnol ». Peu de temps après, ils se retrouvent consultants pour des firmes d’avocats ou de comptables. On est contents pour eux « as they laugh all the way to the bank » comme disent nos amis les Anglais.

En parlant de Mme Normandeau – qui reviendra à la vie politique après avoir promis de ne pas y retourner – elle s’est butée, du temps oùelle était au pouvoir, aux montées de lait et aux bras d’honneur du maire de Gaspé. C’est que ce jeune politicien à la longue expérience en a fait voir de toutes les couleurs aux gouvernements successifs, publiquement et en coulisses, ainsi qu’à Pétrolia. Son côté « je-vous-emmerde-parce-que-j’ai-un-travail-à-faire » en s’adressant aux instances supérieures était unique. Pensons simplement au règlement pour protéger l’eau potable. En résumé, Roussy a été apprécié tout au long de ses années en politique pour ses coups de gueule, ses envolées et sa parole forte et franche : excessive parfois, certes, mais non sans fondement. On s’en ennuiera tout comme lorsque Bertrand Berger, maire d’Escuminac, quittera un jour le cirque politique. Il y a des hommes qui marquent leur temps et Roussy en fait partie.

***

C’est passé presque inaperçu. Saviez-vous que le ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences du Canada, ce même ministre qui a réduit comme peau de chagrin le programme d’assurance-emploi, s’appelle désormais Emploi et Développement social? Vous avez bien lu : « développement social ». C’est qu’il faut avoir du culot pour pondre une pareille imposture. On n’est visiblement pas sortis du bois avec les ultra-conservateurs qui sont au pouvoir à Ottawa.

***

Restons à la droite de l’échiquier politique. Le Parti conservateur du Québec citait récemment des chiffres produits par leurs amis, soit l’Institut économique de Montréal, pour mieux démontrer que le secteur éolien produit de l’énergie à un coût prohibitif « pour les contribuables québécois ». La réplique la plus sage nous est parvenue du directeur du TechnoCentre éolien, Frédéric Côté, qui a fait savoir que les secteurs de l’aluminium et de l’aéronautique ont profité des largesses de Québec pendant des décennies et que c’est la moindre des choses que l’éolien reçoive un appui de l’État par l’entremise des appels d’offres et de l’achat d’énergie par Hydro-Québec. Bien dit.

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Cassure chez les libéraux

24 juillet 2013, 17:06

Le vernis craque chez les libéraux de la circonscription de Bonaventure, alors qu’émergent désormais des clans au sein de la famille libérale, gracieuseté d’une course à l’investiture sans merci entre André Poirier, Damien Arsenault et François Whittom. Enquête du Libre arbitre.

Plusieurs gens d’affaires influents et élus interviewés par le Libre arbitre ont accepté de passer aux confidences sous le couvert de l’anonymat afin de mettre au jour des pratiques et des attitudes qui semblent en déranger plus d’un. Au premier chef, le fait que Nathalie Normandeau continue de tirer les ficelles de cette course à trois qui laissera assurément des cicatrices au sein d’une famille qui semblait unie il y a encore peu. Plusieurs sources confirment que l’ancienne attachée de presse de Nathalie Normandeau et de l’ex-premier ministre Jean Charest, Annie St-Onge, a finalement décidé de ne pas se lancer dans cette course à la demande de Mme Normandeau qui lui a précisé que ce n’était pas le moment pour elle. Dans les faits, c’était pour laisser toute la place à l’homme d’affaires et philanthrope André Poirier, qui reçoit l’appui, selon plusieurs, de l’ex-ministre. Ce qui n’est pas sans faire grincer des dents le clan Arsenault, on l’aura aussi compris.

Un appui qui ne passe pas comme une lettre à la poste à Chandler où l’étoile de Mme Normandeau ne brille pas autant qu’on pourrait le croire. « Ça pourrait jouer contre M. Poirier », confie une influente de la communauté des affaires à Chandler. D’ailleurs, les gens d’affaires consultés jugent que François Whittom, un physiologue originaire de Chandler, devrait bénéficier de la majorité des appuis libéraux dans sa ville natale. M. Poirier est estimé comme homme d’affaires par de nombreux Chandlerois, mais associé à la Baie-des-Chaleurs et à Normandeau, ce qui est vu comme deux prises contre lui. On rappellera que M. Poirier a bien indiqué lors du lancement de sa campagne qu’il travaillera dans la continuité de Normandeau. La tradition, voire la bienséance politique, veut que l’on mentionne le député précédent, soit Damien Arsenault (député de décembre 2011 à septembre 2012), quand on parle de « continuité ». Cette approche vient de consacrer une cassure chez les libéraux. « Contrairement à ce que laisse entendre M. Poirier, il n’a pas l’appui des maires de la région », confie un élu influent et libéral notoire dans la Baie-des-Chaleurs qui juge que M. Poirier « devrait gagner » en raison de son réseau de contacts dans le monde des affaires de la Baie-des-Chaleurs. Par ailleurs, le côté « fonceur » de M. Poirier, selon l’expression d’une personnalité politique bien en vue de Chandler, en dérange plusieurs, selon les témoignages recueillis. Il ne fait pas de doute que M. Poirier s’est lancé en politique pour gagner : son discours en ce sens est sans équivoque. Une stratégie aux accents de « politique à l’ancienne » qui est toutefois risquée.

Les membres en règle du Parti libéral du Québec de Bonaventure feront leur choix le 8 septembre. Ils seront entre 700 et 1000, selon les pronostics du parti. Le gagnant doit obtenir 50 % des voix plus une. Tout indique pour l’heure que M. Poirier devra impérativement gagner au premier tour parce que les clans de Whittom et d’Arsenault comptent faire une alliance contre M. Poirier au deuxième tour, selon une source bien informée qui a confirmé au Libre arbitre que des discussions en ce sens ont déjà commencé.

Alliance logique du fait que Whittom et Arsenault ont travaillé ensemble sous l’ancien gouvernement de Jean Charest. Whittom était un pilier important en Gaspésie à titre de conseiller spécial pour le ministre Yves Bolduc. André Poirier devra donc exiger de sa garde rapprochée -une équipe appuyée par un vieux routier de la politique, Rémi Bujold (efficace, disons-le)- qu’elle prenne les bouchées doubles cet été (visites terrains, hot-dogs sur le grill et autres événements populaires) afin de s’assurer d’une victoire au premier tour.

Bon été à tous et on se revoit en septembre.

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