Par Marie-Josée Richard
En faisant le tour de mes photos, le cœur gros, je me suis vite aperçue que les moments forts de ma semaine étaient remplis de sourires. «L’Homme heureux partage son bonheur», ai-je pensé…
Des paysages grandioses, c’est bien, mais des visages souriants au premier plan, c’est encore mieux. C’est ce que je retiens avant tout de cette TDLG. Cette chaleur humaine ravigotante, qu’on ne peut se passer après une semaine à baigner dedans. De retour dans mon shack en Haute-Gaspésie, je retrouve la rusticité, mais surtout ma solitude à écrire seule au fond des bois.
Des larmes me montent aux yeux en repensant à tous ces beaux moments partagés avec les fondeurs, les bénévoles et les organisateurs. Partie en solo, revenue habitée par toutes ces belles amitiés et transformée par ces moments forts (parfois difficiles), où j’ai dû aller puiser au fond de moi pour monter la grosse côte, résister à la fatigue, au froid, à la faim, à l’envie de dormir jusqu’à midi quand mon cadran sonnait à 5h du mat… encore! Ou tâcher d’écrire quelque chose d’intelligent sur mon blogue malgré 20 ou 30 kilomètres de ski de fond dans les talons!
On rajoute des couches pour résister au froid, mais on se dévêtit vite de son manteau social, vous savez celui qui nous étiquette avec un statut. Durant la Grande Traversée, Dr Machin, devient simplement Pierre. Mme la journaliste, Marie-Josée. Il y a juste ce désir de partager quelque chose de grand, une expérience en ski de fond qui nous transcende, nous transporte ailleurs. Le corps revient fatigué certes, mais l’âme revient grandie.
Vous comprendrez donc que j’aspire à être du nombre à la TDLG 2013. Pour reconduire l’expérience, qui aura certainement une autre saveur, mais qui s’annonce encore goûteuse. Pour une prochaine édition, j’espère être plus en forme (peut-être bien faire tous les parcours proposés… au complet?) et améliorer ma technique (chose possible : j’ai acheté les skis que Gilles de la boutique de Vélo Plein Air de Rimouski m’avait prêtés, je pourrai donc m’entraîner). Surtout, je dois me trouver des trucs pour mieux résister au froid (mes petites mains sont si vulnérables, même si on n’a pas connu de grands froids durant la TDLG 2012, Ô comme mes mains ont gelé… jusqu’à en pleurer).
Alors quoi? Un gros merci aux cofondateurs Claudine Roy et Thierry Pétry qui ont su nous partager leur passion du grand air et des rencontres humaines. Et bien sûr à toute cette gang trippante qui s’est greffée à eux au fil de ces dix ans : bénévoles et fondeurs de tous âges.
Cette aventure à la TDLG 2012 m’a juste donnée le goût d’être plus en forme encore (la tranche d’âge la plus présente : les 50-59 ans… et wow ils pètent le feu!) et de mordre davantage dans la vie. Sky is the limit!
Voici quelques photos et capsules vidéo qui ont su m’attendrir…

Photo: Sébastien de Montréal et Delphin de Gaspé sont devenus des amis appréciés. J’ai réchauffé les mains du premier. Le second a traité mon ampoule! Crédit : Marie-Josée Richard

Photo : À mon deuxième jour de ski, une grosse ampoule sur mon pied gauche. Crédit : Marie-Josée Richard

Photo : Delphin de la Clinique de la TDLG me fera un beau bandage. Résultat? Je ferai du beau ski pour le reste de la semaine, sans que ma blessure ne fasse entorse à ma traversée… Merci! Crédit : Marie-Josée Richard
Mon partenaire de ski Pierre St-Onge et moi-même, on est sans voix devant le spectacle qui s’offre à nous : le mont Albert sort des brumes à notre retour de notre presque 30 kilomètres (montée du mont Ernest-Laforce et dîner au refuge du Lac aux Américains), en ce beau dimanche 19 février, TDLG 2012.

Photo : J’accompagne le quatuor banjo-guitare-violon-accordéon dans le Refuge de la Serpentine, lundi le 20 février 2012. Sortir ma grande voix de cantatrice, fait rarissime. Crédit : Marie-Josée Richard
Une veillée endiablée à l’église de Percé
De vraies battantes…

Photo: L’accordéoniste Sylvie Gallant était de tous les moments. Ici, alors que l’on se dirige vers la Baie de Gaspé pour le dernier droit. Malgré la fatigue, elle fait voler ses doigts sur les touches. Crédit : Marie-Josée Richard
