TDLG

L’heure est au bilan

1 mars 2012, 9:30

Par Marie-Josée Richard

En faisant le tour de mes photos, le cœur gros, je me suis vite aperçue que les moments forts de ma semaine étaient remplis de sourires. «L’Homme heureux partage son bonheur», ai-je pensé…

Des paysages grandioses, c’est bien, mais des visages souriants au premier plan, c’est encore mieux. C’est ce que je retiens avant tout de cette TDLG. Cette chaleur humaine ravigotante, qu’on ne peut se passer après une semaine à baigner dedans. De retour dans mon shack en Haute-Gaspésie, je retrouve la rusticité, mais surtout ma solitude à écrire seule au fond des bois.

Des larmes me montent aux yeux en repensant à tous ces beaux moments partagés avec les fondeurs, les bénévoles et les organisateurs. Partie en solo, revenue habitée par toutes ces belles amitiés et transformée par ces moments forts (parfois difficiles), où j’ai dû aller puiser au fond de moi pour monter la grosse côte, résister à la fatigue, au froid, à la faim, à l’envie de dormir jusqu’à midi quand mon cadran sonnait à 5h du mat… encore! Ou tâcher d’écrire quelque chose d’intelligent sur mon blogue malgré 20 ou 30 kilomètres de ski de fond dans les talons!

On rajoute des couches pour résister au froid, mais on se dévêtit vite de son manteau social, vous savez celui qui nous étiquette avec un statut. Durant la Grande Traversée, Dr Machin, devient simplement Pierre. Mme la journaliste, Marie-Josée. Il y a juste ce désir de partager quelque chose de grand, une expérience en ski de fond qui nous transcende, nous transporte ailleurs. Le corps revient fatigué certes, mais l’âme revient grandie.

Vous comprendrez donc que j’aspire à être du nombre à la TDLG 2013. Pour reconduire l’expérience, qui aura certainement une autre saveur, mais qui s’annonce encore goûteuse. Pour une prochaine édition, j’espère être plus en forme (peut-être bien faire tous les parcours proposés… au complet?) et améliorer ma technique (chose possible : j’ai acheté les skis que Gilles de la boutique de Vélo Plein Air de Rimouski m’avait prêtés, je pourrai donc m’entraîner). Surtout, je dois me trouver des trucs pour mieux résister au froid (mes petites mains sont si vulnérables, même si on n’a pas connu de grands froids durant la TDLG 2012, Ô comme mes mains ont gelé… jusqu’à en pleurer).

Alors quoi? Un gros merci aux cofondateurs Claudine Roy et Thierry Pétry qui ont su nous partager leur passion du grand air et des rencontres humaines. Et bien sûr à toute cette gang trippante qui s’est greffée à eux au fil de ces dix ans : bénévoles et fondeurs de tous âges.

Cette aventure à la TDLG 2012 m’a juste donnée le goût d’être plus en forme encore (la tranche d’âge la plus présente : les 50-59 ans… et wow ils pètent le feu!) et de mordre davantage dans la vie. Sky is the limit!

Voici quelques photos et capsules vidéo qui ont su m’attendrir…

Photo: Sébastien de Montréal et Delphin de Gaspé sont devenus des amis appréciés. J’ai réchauffé les mains du premier. Le second a traité mon ampoule! Crédit : Marie-Josée Richard

 

Photo : À mon deuxième jour de ski, une grosse ampoule sur mon pied gauche. Crédit : Marie-Josée Richard

 

Photo : Delphin de la Clinique de la TDLG me fera un beau bandage. Résultat? Je ferai du beau ski pour le reste de la semaine, sans que ma blessure ne fasse entorse à ma traversée… Merci! Crédit : Marie-Josée Richard

 

Mon partenaire de ski Pierre St-Onge et moi-même, on est sans voix devant le spectacle qui s’offre à nous : le mont Albert sort des brumes à notre retour de notre presque 30 kilomètres (montée du mont Ernest-Laforce et dîner au refuge du Lac aux Américains), en ce beau  dimanche 19 février, TDLG 2012.

 

Photo : J’accompagne le quatuor banjo-guitare-violon-accordéon dans le Refuge de la Serpentine, lundi le 20 février 2012. Sortir ma grande voix de cantatrice, fait rarissime. Crédit : Marie-Josée Richard

 

Une veillée endiablée à l’église de Percé

 

De vraies battantes…

 

Photo: L’accordéoniste Sylvie Gallant était de tous les moments. Ici, alors que l’on se dirige vers la Baie de Gaspé pour le dernier droit. Malgré la fatigue, elle fait voler ses doigts sur les touches. Crédit : Marie-Josée Richard

 

Photo: Claudine Roy, cofondatrice de cette grande aventure, est vraiment une rassembleuse. Elle a le don de nous entraîner et de nous donner la piqure. Chapeau! Crédit : Marie-Josée Richard

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TDLG 2012 : la parole aux fondeurs!

28 février 2012, 20:42

J’ai donné la parole à quelques participants, question d’en savoir plus sur leur appréciation de la semaine. Des propos plutôt positifs… Voyez par vous-mêmes!

Raffoler des escaliers

Louise Desroches de Lanaudière, une femme d’une cinquantaine d’années, en est à sa quatrième traversée… elle qui ne faisait pas vraiment de ski de fond il y a quatre ans! Avec son élan de jeunesse, elle a même pris d’assaut le défi de l’ascension du Mont-Albert le lundi.

Et je l’ai vue aller du 18 au 25 février: elle ne semblait pas fatiguée en soirée, elle qui a assisté à plusieurs formations qui avaient lieu vers 20h30. Moi, impossible, je dodelinais de la tête à partir de 20h! À la fin de la TDLG, elle m’a avoué «ne pas être sortie de sa zone de confort cette année»… top shape, la dame!

C’est peut-être pour ça que Mme Desroches a tant aimé sa semaine à la TDLG : elle s’y préparait depuis l’été dernier. Son entraînement? L’inhalothérapeute m’a dit gravir des dizaines d’étages à chaque chiffre de travail qu’elle fait, ne prenant jamais l’ascenseur… même pour se rendre au 9e étage! Cette adepte de course, de plein air et marathonienne depuis le cap de ses 40 ans est fort inspirante. Dans vingt ans d’ici, je veux être une «Louise»!

Soigner les autres

 

 

S’amouracher de la TDL et de la TDLG
En fin de peloton, en direction de Gaspé, j’ai discuté avec mon compagnon de filée, Pierre L’Heureux, fervent participant de la Traversée des Laurentides (TDL) et fondeur cette année à la TLDG.

 

Skier d’année en année avec la TDLG

Qui de mieux que des participants ayant assisté à TOUTES les traversées pour commenter l’édition 2012? À mon arrivée rue de la Reine, j’ai apostrophé Jacques Chartier, directeur général de Radio Gaspésie, pour m’en parler, lui qui est présent chaque année depuis 2003. Des airs de ressemblance avec Gilbert Chartier? Fort possible,  ils sont frères…

 

 

Le mot de la journaliste…
Dans mon prochain billet, je vous présente mes coups de cœur de la TDLG 2012 ainsi que les coups durs… parce que oui, il y en a eu. Mais comme le dit les grands sages : «on grandit dans l’adversité». J’aime croire que j’ai gagné en maturité…

 

Pour en savoir plus sur la TDLG : www.tdlg.qc.ca

Marie-Josée Richard est équipée (d’une valeur de 300$) par :
Intersport – Sainte-Anne-des-Monts : 111, Ste-Anne Ouest / (418) 763-2141

 

TDLG

Hommage aux bénévoles de la TDLG

27 février 2012, 8:00

 

De 200 à 300 bénévoles ont prêté main-forte aux organisateurs durant la traversée : motoneigistes, motivateurs, musiciens, cuisiniers. Sans leur dévouement, les kilomètres que nous avons avalés seraient peut-être passés de travers.

Plein gaz sur les motoneigistes!

Des journées sans solde. C’est ce qu’a dû prendre Luc Bérubé, motoneigiste bénévole, afin de répondre «présent» à la TDLG cette année. Mais les questions d’argent, le directeur des travaux publics de la Ville de Gaspé, s’en moque. «Trop payant de faire des belles rencontres» m’a-t-il dit à la soirée de clôture, alors qu’il jasait joyeusement avec Guy, un participant septuagénaire pétant de santé.

Pour rien au monde, M. Bérubé n’aurait manqué non plus cette semaine au grand air avec ses «chums», une équipe d’une dizaine d’hommes. Pour lui, ses voyages dans le sud et ses TDLG sont ses meilleurs remèdes contre le stress. Comme quoi, le don de soi peut être salutaire!

Des bons mots à la pelletée

«Crinquer» les troupes. C’est la tâche à laquelle se dévoue notamment Odette Cavanagh : elle sert des sourires à la pelletée et des mots d’encouragement aux fondeurs, tout en agitant de grosses fleurs colorées. De tôt le matin à tard le soir, elle est là à veiller à ce que personne ne soit oublié. Le premier arrivé, comme le dernier, la dame de Gaspé y met autant de cœur.

 

La dame aux grands airs…

L’accordéoniste Sylvie Gallant semble être partout, partout, partout. Et elle reste avec nous toute la journée durant, la chanson qu’elle nous joue souvent «La Gaspésie, la liberté», finit souvent par passer en boucle dans nos têtes. Elle trafique aussi des airs connus pour les coller à notre contexte de glisse. Comme c’est charmant…

 

Swingez vot’compagnie!

Même au fin fond des bois, on a droit à du beau divertissement : des musiciens qui semblent s’être téléportés dans les refuges ou aux abords des sentiers (en fait, la magie tient au fait qu’ils sont transportés discrètement par les motoneigistes!). Marie-Soleil avec son violon et Némo Venba avec son banjo sont du nombre. Ils savent comment nous redonner du pep et nous remettre sur nos skis! Et la musique se poursuit aussi durant la veillée!

 

 

Remplir les ventres creux et les gosiers desséchés

Quant à Marie-Josée de Gaspé (voir photo), elle s’affaire aux cuisines avec d’autres bénévoles à préparer les sacs à lunch quotidiens des fondeurs et à concocter des petites boissons sucrées alcoolisées pour trinquer au retour. Ces cuistots iront même jusqu’à goûter quelques shooters par soucis de contrôle de la qualité… non mais, quel dévouement!

 

Photo: Marie-Josée, une bénévole de Gaspé, prépare les sacs à lunchs des fondeurs et concocte des boissons réconfortantes pour les faire trinquer à leur arrivée. Ici au Gite du Mont Albert. Crédit : Marie-Josée Richard

 

Dormir sur ses deux oreilles…
Avec les fermeurs, nul ne va dormir dans les bois. Ces skieurs, qui sont contents d’être les derniers dans les sentiers et qui tiennent à le demeurer, s’assurent que tous les fondeurs reviennent à bon port à fin de la journée. Si des fondeurs ont besoin d’être évacués pour finaliser un parcours – blessure, fatigue, heure tardive – les fermeurs en avisent les motoneigistes par walkie-talkie, lesquels vont venir express pour offrir un tour de machine. Grâce aux fermeurs, on peut dormir à poings fermés…

 

Les bénévoles sont si appréciés, que la fondeuse Josée Baril a même composé un poème pour les remercier  :

Comme des arbres

Comme des arbres,
Solides, forts
Ils sont sur mon sentier
Parsemés, présents
Réconfort pour le regard
Chaleur pour le corps
Accueil pour le cœur
Je suis amoureuse de l’Être humain
De celui qui offre son temps
Et qui offre beaucoup plus que cela
Comme des arbres
Solide, forts, présents
Ils sont là, ils offrent
Ces bénévoles qui enrobent la traversée
Mon amour va pour eux

 

 

TDLG

Enfin le fil d’arrivée!

25 février 2012, 17:39

À 5 kilomètres de l’arrivée, les fondeurs étaient fébriles s’alignant à la queue leu leu pour le départ sur la Baie de Gaspé, en direction du fil d’arrivée, rue de la Reine, en plein cœur de la cité.

Nous avons d’abord dégusté un déjeuner aux crevettes au café de l’Anse aux petites heures du matin. Par la suite, nous avons entrepris un  parcours dans le Parc Forillon jusqu’au Cap Gaspé. Puis, nous nous sommes attroupés avant de se lancer pour le dernier droit : la traversée de la Baie de Gaspé (5 kilomètres), comme le veut la tradition de la TDLG.

 

Photo : Les trottoirs du centre-ville de Gaspé étaient recouverts de neige, ce qui nous a permis de filer vers la rue de la Reine pour franchir le fil d’arrivée. Crédit : Marie-Josée Richard

 

Que d’émotions en entrant dans la ville : tous ces habitants de Gaspé venus nous féliciter d’avoir réussi le défi de la TDLG. Les trottoirs avaient été recouverts de neige pour nous permettre de filer jusqu’à la rue de la Reine.

 

Photo : Des musiciens percussionnistes jouant en harmonie avec vigueur alors que l’on passe le fil d’arrivée. Que d’émotions! Crédit : Marie-Josée Richard

 

Des statues de neige, une foule souriante, une prestation hyper rythmée de percussionnistes pour le fil d’arrivée. Quoi? C’est fini? Des larmes aux yeux. Des accolades à ne plus finir avec tous ces nouveaux amis, en fiers conquérants de la 10e édition de la grande Traversée.

TDLG

L’exaltation à son comble!

23 février 2012, 19:12

Par Marie-Josée Richard

Que demander de plus : mercredi a été une journée exaltante à souhait… une ampoule oubliée, du beau ski sous le soleil – presque des conditions printanières  –  une visite des plus chaleureuses à Val-d’Espoir et un parcours tracé fait de petits vallons mignons…

Des infirmiers à mes pieds!

Ce n’est pas ma vilaine ampoule qui m’a ralenti ce jour-là. La veille, j’ai eu droit aux soins de la Clinique de la TDLG, formée de deux étudiants en soins infirmiers, sous la supervision de Thierry Pétry, cofondateur de la TDLG, aventurier émérite (les grands froids du Pôle-Nord avec Bernard Voyer, il connaît) et médecin de formation.

Le presqu’infirmier Delphin Shindano, Congolais d’origine, m’a traitée aux petits oignons telle une grande brûlée. Des soins qui m’ont permis de parcourir les 24 kilomètres de Saint-Isidore jusqu’à Pont-Rouge, avec à mi-chemin, les fabuleux villageois de Val-d’Espoir nous recevant pour dîner.

 

Photo : «Mon sauveur» comme je l’appelle. Delphin Shindano , étudiant en soins infirmier de la Clinique de la TDLG, a bien traité mon ampoule ! Crédit : Marie-Josée Richard

 

Tout un village se mobilise

 

 

Lundi, à la cuisine communautaire du village, ils étaient une vingtaine (15 femmes, 5 hommes) à couper les petits légumes pour le lendemain afin de préparer notre soupe, qu’on a avalé avec appétit mercredi midi à Val-d’Espoir. À mi-journée sur le parvis de l’Église, des dizaines  de Val-d’Espoiriens nous attendaient, impatients de partager leur joie de vivre.

J’ai rarement vu un accueil plus chaleureux que celui-là. Chœur d’enfants, musique traditionnelle avec des rills pour swinger votre compagnie, de longues tablées de desserts, concoctées par le Cercle des Fermières du village. Les fondeurs avaient les yeux tout écarquillés, la bouche pleine, le cœur heureux.

 

Crédit : Marie-Josée Richard

 

Un petit tour

En après-midi, un sympathique parcours d’une dizaine de kilomètres, soit un tracé double à travers les bois, avec de gentilles montées et des descentes douces, nous a mené à Pont-Rouge. Les fondeurs gazouillaient, moi y compris.

 

Photo: On a eu droit à une grosse descente – un peu casse-gueule aux dires de certains – puis à cette belle montée. Crédit :Marie-Josée Richard

 

Un seul bémol: une petite erreur logistique en matinée nous a fait faire un détour de 4 kilomètres et 1 kilomètre sur les bottines, les skis dans les mains. Hormis cela, je pense que j’ai raison d’être dithyrambique.  C’est vrai que la TDLG sait charmer son monde…

Pour en savoir plus sur la TDLG : www.tdlg.qc.ca

Marie-Josée Richard est équipée (d’une valeur de 300$) par :
Intersport – Sainte-Anne-des-Monts : 111, Ste-Anne Ouest / (418) 763-2141